Il y a quelques semaines, l’Agence Nationale des Titres Sécurisés (ANTS), l’organisme chargé de délivrer les documents d’identité en France, a enregistré une fuite massive de données. À la suite d’une intrusion, des pirates ont volé les données personnelles de 11,7 millions de Français, dont l’état civil, les identifiants de connexion, les numéros d’habilitation, les adresses postales et les numéros de téléphone. Après cette cyberattaque d’ampleur, le portail de France Titres a été mis hors ligne dans le cadre d’une grande opération de maintenance.
A lire aussi : Cyberattaque contre l’ANFR – les données de 330 000 personnes piratées
De « nouvelles annonces » en vue
Alors que les services de l’État sont de plus en plus visés par les cybercriminels, le premier ministre Sébastien Lecornu a pris la décision d’agir. Comme le rapportent nos confrères du Figaro, celui-ci se rendra dans les locaux de l’Agence nationale des titres sécurisés dans la journée du jeudi 30 avril pour faire « de nouvelles annonces ». Ces annonces doivent détailler le plan du gouvernement pour lutter contre l’explosion des cyberattaques en France. « Dans un contexte de cybermenace intense, l’État est particulièrement ciblé bien au-delà du ministère de l’Intérieur », déclare le communiqué du ministère.
Le ministère de l’Intérieur rappelle que le Premier ministre a déjà « établi une feuille de route le 9 avril, imposant à tous les ministères des mesures d’urgence en matière de sécurité numérique, à mener dans les prochaines semaines ». Les nouvelles mesures devraient vraisemblablement aller encore plus loin.
Un portail vulnérable
La prise de parole de Sébastien Lecornu survient alors qu’un chercheur en sécurité informatique a dévoilé que la plateforme de France Titres est criblée de failles de sécurité. Léo Gonzalez, directeur général et cofondateur de Devensys Cybersecurity, une entreprise spécialisée en cybersécurité basée à Montpellier, souligne que deux vulnérabilités, non corrigées, étaient toujours présentes sur le portail. Elles pourraient être à l’origine de la cyberattaque d’avril. Gageons que l’opération de maintenance, en cours depuis près de 5 jours, puisse corriger les brèches.
👉🏻 Suivez l’actualité tech en temps réel : ajoutez 01net à vos sources sur Google, et abonnez-vous à notre canal WhatsApp.
Source : Figaro

