En déboulant sur l’Europe, les marques chinoises entament une véritable ruée vers l’or. Si on leur reconnaîtra une superbe maîtrise de la technologie électrique, elles conservent un handicap de taille : leur image, qui reste à parfaire. Heureusement pour nous, nos constructeurs gardent une réputation pouvant rassurer les plus conservateurs. Jouer sur le style est donc nécessaire pour ne pas se faire occulter par l’Empire du Milieu.
Face à l’invasion chinoise, le design comme ultime rempart
Si Renault fait de son mieux avec des créations aussi originales que réussies, le débat est plus tendu chez Stellantis, qui possède un portefeuille de marques historiques autrement plus impressionnant. Puisque ce n’est certainement pas sur la voiture électrique que le groupe franco-italien pourra se défendre, miser sur des designs passionnés et passionnants semble être l’issue de secours.
Gilles Vidal : l’homme providentiel derrière le futur look de vos voitures
Bonne nouvelle, Gilles Vidal est de retour chez Stellantis en tant que directeur du design européen. La situation n’est donc pas aussi mauvaise qu’on le pense quand l’on sait que Vidal a grandement contribué au renouveau de Peugeot dans les années 2010. Le designer devra en prime coordonner l’ensemble des studios de design des marques européennes afin que chaque constructeur ait sa propre patte.
Le Français travaillera alors en collaboration avec Ralph Gilles, le directeur mondial du design chez Stellantis, lui-même rattaché à Antonio Filosa, le PDG du groupe fraîchement débarqué. Si la galaxie franco-italienne parvient à établir des distinctions stylistiques assez franches sur une grande partie de ses modèles, la parenté entre certains autres demeure bien trop forte pour être ignorée.
Fini le copier-coller ? L’enjeu crucial de l’identité des marques
Le duo Citroën C3 Aircross et Opel Frontera est le parfait exemple. Le rapprochement est voulu pour optimiser les coûts, certes, mais peut porter atteinte à la personnalité portée par chaque marque. Dans une interview accordée à Auto Express, Vidal affirme que quand l’« on achète une Peugeot, une Opel ou une Fiat. On n’achète pas une Stellantis. Il est donc essentiel de bien définir les valeurs que représentent nos marques ».
« Des dessins osés » : vers une rupture esthétique totale
Il n’y a donc pas quarante solutions pour résoudre ce problème. Stellantis va devoir accentuer les singularités entre marques, quitte à proposer des designs plus cinglants, chose que confirme le designer : « nous devons nous démarquer, ce qui implique de réaliser des percées et de proposer des idées novatrices. Audacieuses dans le bon sens du terme, pas dans le mauvais, mais dans un monde où la créativité et l’innovation sont reines ».
Ce qui nous attend : un séisme stylistique chez Stellantis dès les prochaines années
Vidal n’a cependant pas précisé comment ce tournant va s’opérer. La principale limitation de la créativité étant les soubassements, il reste à voir si Stellantis prendra le risque de concevoir des plateformes entièrement inédites, ou à minima des variantes permettant de plus grandes libertés. Rien n’a encore été confirmé à ce sujet, mais il est clair que le groupe Stellantis s’apprête à vivre une révolution dans les prochaines années.
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Source : Auto Express

