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La pub va bientôt envahir ChatGPT en France

ChatGPT prépare son arrivée publicitaire en France, et payer un abonnement ne protégera pas tout le monde. La méthode est déjà rodée : déploiement par paliers, et des utilisateurs qui ferment de moins en moins les pubs.

Les offres d’emploi publiées par OpenAI sur son site officiel lèvent l’ambiguïté : la France est dans la prochaine vague, aux côtés de l’Allemagne et de l’Irlande. Des postes de « regional ads manager », « client partner » et « customer success manager » spécialisés pub sont ouverts à Paris, Munich et Dublin. Deux de ces postes exigent explicitement d’avoir travaillé dans l’écosystème publicitaire numérique français ou allemand.

Paris, Munich, Dublin : les offres d’emploi qui ne trompent pas

Le test a démarré aux États-Unis en février 2026. Canada, Australie et Nouvelle-Zélande ont suivi en mars, puis le Royaume-Uni, le Japon, la Corée du Sud, le Mexique et le Brésil en juin. Chaque vague s’accompagne de recrutements locaux, et le schéma se répète pour la France et l’Allemagne. Pourquoi ces deux marchés ? Le trio Royaume-Uni/France/Allemagne concentre 62 % du marché publicitaire numérique européen. Si OpenAI veut vendre de la pub sérieusement en Europe, contourner Paris et Berlin n’est pas une option.

Pour l’heure, aucune date officielle n’est communiquée, et le mutisme auquel la firme de Sam Altman nous a habitué concernant le déploiement de la publicité reste de mise. OpenAI ne préannonce pas ses marchés d’extension : elle les annonce quand c’est lancé. Ces offres d’emploi restent la principale fenêtre sur la feuille de route.

Comment OpenAI a appris à ne plus laisser les utilisateurs fermer leurs pubs

Pour savoir à quelle sauce seront cuisinés les utilisateurs de l’Hexagone, il suffit de regarder outre-Atlantique. Aux États-Unis, le déploiement publicitaire avance par paliers d’audience successifs : d’abord 10 % des utilisateurs, puis 50 %, puis 90 %. À chaque palier, le taux d’utilisateurs qui ferment activement les pubs baisse de moitié dès le premier mois. L’explication est simple : une fois qu’on s’habitue à voir une pub dans une interface utilisée quotidiennement, on finit par l’ignorer plutôt que la fermer. Les annonceurs le savent. OpenAI aussi.

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Deux types d’intégration sont attendus: la bannière classique dans l’interface, et un format conversationnel où l’utilisateur peut « directement poser des questions à l’IA sur le produit pour prendre sa décision d’achat ». C’est la promesse publicitaire que ni Google ni Meta n’ont encore réussi à formuler de façon aussi native.

La question du « qui verra quoi » est déjà tranchée. Les utilisateurs gratuits et ceux abonnés à la formule Go seront exposés aux publicités. Les abonnés Plus, Pro, Business et Enterprise en seront exemptés. En France, l’abonnement ChatGPT Plus est tarifé à 23 €/mois. Cette exemption est présentée comme une règle fondamentale dans les « principes publicitaires » publiés par OpenAI en janvier dernier. Une règle qui a aussi une logique commerciale propre : plus les formules payantes sont confortables (sans pub), plus la pression de passer à la caisse augmente pour les 95 % d’utilisateurs qui n’ont jamais souscrit d’abonnement. La même mécanique que Spotify ou YouTube Premium, appliquée à la question la plus sensible du moment.

OpenAI s’engage par ailleurs à ne jamais vendre les données de conversation aux annonceurs, et à ne diffuser aucune pub sur les sujets de santé, de santé mentale ou de politique. Ces engagements seront soumis aux exigences du RGPD lors de l’entrée sur le marché européen, ce qui pourrait amener des adaptations par rapport au déploiement américain.

OpenAI promet que les pubs ne feront jamais partie des critères qui orientent les réponses de ChatGPT. En cas de doute, un bouton « fermer » sera là pour vous rassurer. Jusqu’à ce que vous cessiez de l’utiliser.

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Source : DIgiday