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Ajax s’infiltre dans les outils de développement

Le monde ‘ open source ‘ a vite fait une place à la technologie Web vedette du moment. Les outils propriétaires s’y intéressent timidement, en particulier ceux de Microsoft.

La technologie Asynchronous Javascript and XML n’est pas nouvelle. Il a suffi que Google dévoile les vertus d’Ajax, grâce à ses services en ligne, pour qu’elle soit, d’un coup,
portée aux nues. Les outils de développement s’en sont logiquement emparés, la plupart d’entre eux émanant du monde open source.L’arrivée d’Ajax au catalogue des grands éditeurs d’outils propriétaires est plus timide. Même si Microsoft travaille ouvertement sur son framework Atlas, les autres initiatives
 ?” chez IBM ou Borland, par exemple ?” restent discrètes.Ces outils de développement ont pour point commun de simplifier la production du code Javascript nécessaire au développement d’interfaces pour le Web, en utilisant la fonction XMLHTTprequest. Cette dernière présente
l’avantage de rafraîchir de façon sélective les interactions ?” comme un clic de souris ou une frappe au clavier ?” de l’utilisateur d’un navigateur Web. Les temps de réponse s’en trouvent améliorés,
car une plus grande partie du travail peut être réalisée sur le poste client à l’aide d’un moteur d’interaction en Javascript, au lieu de solliciter inutilement un serveur Web.

La difficile intégration des autres technologies

Pour faciliter la construction de tels scripts, les outils de développement sont donc livrés avec des bibliothèques de contrôle écrites en Javascript. Ainsi le framework Atlas de Microsoft, en cours de
développement, sera-t-il doté d’un contrôle d” autocomplétion ‘.Lequel est destiné à compléter de façon semi-automatique la saisie d’un texte à partir de ses premières lettres. Le framework Atlas déclenchera un traitement Javascript pour lancer la recherche d’une
série de mots. Autre exemple : le développement d’un portail dans lequel on peut naviguer à l’aide d’onglets pour ne pas recharger inutilement la page quand on passe d’un onglet à un autre.‘ Mais des frameworks comme Atlas ne résolvent que le problème du code Javascript embarqué sur le poste client. Une toute petite partie du problème du développement d’applications Web,
qui nécessite, lui, de s’appuyer sur plusieurs plates-formes mettant en jeu des technologies différentes ‘,
estime Eric Van der Vlist, créateur du site XMLfr.En effet, le développeur doit intégrer d’autres technologies. Et cela tant du côté du poste client ?” avec, notamment, l’intégration de HTML (ou de XHTML) et de CSS ?”, que du côté serveur
 ?” avec, entre autres, les langages PHP, Java, C#, Python ou Perl. ‘ Les frameworks comme Orbeon Presentation Server, Cocoon et Rubyonrails essaient, au contraire, de prendre en compte tous ces
aspects ‘,
précise Eric Van der Vlist.En résumé, Ajax venant seulement compléter des technologies telles que
XUL ou
XAML, le client riche se cherche encore.

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Ludovic Arbelet