JCB, vous connaissez forcément. La marque aux tractopelles et aux tracteurs jaune vif fait largement partie de notre quotidien. Des engins indispensables pour les travaux, mais pas très excitants, ni super rapides. Le constructeur britannique nous fait aujourd’hui mentir avec l’Hydromax, un missile extraterrestre ayant battu un record du monde, celui du véhicule terrestre à hydrogène le plus rapide qui soit.
1 600 ch et des modifications musclées sous le capot
Avec une pointe à 653,908 km/h, l’engin est aussi véloce que de petits avions de loisir. Pour atteindre une telle vitesse, pas de secret : il faut du muscle, beaucoup de muscle. Deux blocs à hydrogène initialement conçus pour alimenter des excavatrices s’invitent sous le capot de la bête, avec au programme 1 600 ch. Impressionnant quand l’on sait que l’hydrogène est nettement moins efficace qu’un ensemble à combustion plus traditionnel.
Le secret passe par de lourdes modifications : le régime moteur est porté à 3 800 tr/min, les soupapes à poussoirs ont été remplacées par un double arbre à cames et l’injection directe du carburant gagne en pression par rapport aux moteurs de série équipant les pelleteuses de JCB. Un carter sec s’invite également à la fête, alors que la marque s’est entêtée à réduire la masse et à optimiser le refroidissement en parallèle.
Une vitesse fulgurante homologuée par la FIA
Long de 9,75 mètres et profilé à l’extrême, l’Hydromax a roulé dans les deux sens pour que sa tentative soit homologuée par la FIA. Les fameux 653 km/h atteints par le pilote Andy Green sont donc une moyenne composée de deux vitesses : 643,7 km/h dans un sens et 663,267 km/h dans l’autre. Une certaine fulgurance qui dépasse de très loin les anciens records à hydrogène.
Les anciens records largement battus
La précédente tentative revient à la BMW H2R qui avait filé à 298,53 km/h en 2004. Les progrès sont donc énormes et démontrent une nouvelle fois que l’hydrogène peut être une solution performante. Encore faut-il que la série suive, car là, c’est une toute autre histoire. Les rares modèles à hydrogène présents sur le marché sont hors de prix et encore peu polyvalents en raison du manque d’infrastructures.
La technologie hydrogène est-elle vraiment prête pour la route ?
Bref, la technologie n’est pas encore mature pour le grand public, même si elle permet de pallier les problèmes d’autonomie et de recharge des véhicules électriques. Elle n’est pas non détentrice du record absolu, qui revient toujours à la Thrust SSC, qui avait explosé le mur du son en 1997 avec une vitesse de 1 227,985 km/h. L’hydrogène a donc encore une marge de progrès immense, que ce soit en série ou en compétition.
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Source : ARS Technica

