Avec leur batterie plus imposante, les hybrides rechargeables peuvent aujourd’hui parcourir de belles distances en mode électrique. Les meilleurs modèles sont ainsi capables de rouler en mode zéro émission sur plus de 100 km. De quoi assurer plusieurs jours sans utiliser une goutte de sans-plomb. Vu les prix du carburant, on ne peut qu’être ravi… Sauf que ces belles promesses cachent un revers beaucoup moins reluisant.
Déjà, assembler un ensemble électrique et thermique dans un même véhicule est particulièrement complexe… et donc très coûteux. Il n’est désormais pas rare de voir des modèles hybrides rechargeables plus chers que des modèles électriques. Et puisqu’il faut combiner ces deux énergies, on finit par avoir des performances moyennes en mode électrique ou en mode hybride.
6 fois plus polluantes : le piège du poids et de la double motorisation
Le premier doit en effet traîner un bloc essence inutile alors que le second se trimballe une batterie sans intérêt une fois vidée. Et quand on ne recharge pas assidûment le véhicule, les choses empirent encore. La dernière étude menée par l’association européenne Transport & Environment montre ainsi que l’écart entre les émissions théoriques et réelles des véhicules hybrides rechargeables s’accroît au fil du temps, jusqu’à devenir 6 fois supérieur.
Pire encore, ces modèles deviennent carrément de plus en plus polluants au lieu de devenir plus propres. L’étude portant sur 220 000 voitures hybrides rechargeables circulant en Europe pointe du doigt des émissions de CO2 moyenne en hausse. Elles sont en effet passées de 138 g/km en 2023 à 145 g/km en 2024, soit une augmentation de 5 % sur un an. Plusieurs facteurs expliquent cet échec.
Voitures de fonction : quand l’absence de recharge pèse lourd
Comme nous l’avons dit en préambule, les hybrides rechargeables modernes ont de meilleures autonomies électriques obtenues grâce à de plus grandes batteries. Mais ces gros accumulateurs alourdissent notablement les véhicules, ce qui les rend encore plus gourmands une fois les batteries vides. Or, cela est fréquent lorsque ces voitures ne sont pas suffisamment rechargées.
Au final, la théorie indique des consommations toujours meilleures alors que la réalité, elle, avoue des appétits bien supérieurs. Et le problème n’est pas uniquement lié à un mauvais usage de ces modèles. Les tests menés pour homologuer ces véhicules ne reflètent pas du tout une utilisation réelle. Leurs cycles prennent souvent en compte un roulage très important en mode électrique, ce qui n’intègre pas toutes les contraintes de la vraie vie.
Vers un nouveau scandale pour l’industrie automobile ?
Beaucoup n’ont tout simplement pas le temps de recharger leurs véhicules, qui sont bien souvent des voitures de fonction. Résultat, on finit avec des consommations de 8 l/100 km quand la brochure revendiquait un joli 2 l/100 km… Si beaucoup seront déçus, cela arrange à coup sûr les constructeurs, qui pourront continuer à vendre des moteurs thermiques grâce à la supposée propreté des hybrides rechargeables.
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Source : Electrek

