Alors que la consommation était le chiffre le plus important sur une voiture thermique, c’est surtout l’autonomie et la recharge qui deviennent les éléments prépondérants sur les modèles électriques. Mais beaucoup de personnes se méfient encore des autonomies homologuées, bien souvent loin de refléter la réalité. Le cycle WLTP est ainsi regardé avec une certaine distance, tout comme le CLTC chinois, qui promet monts et merveilles.
Deux ingénieurs de Skoda tordent le cou à cette idée reçue en surpassant sans peine le rayon d’action officiel du Peaq. Le duo est ainsi parti chargé à bloc du siège de la marque à Mladá Boleslav en République Tchèque jusqu’à Zandvoort aux Pays-Bas. Le périple de 936 km s’est déroulé sans encombres, et sans recharge intermédiaire, surtout ! Il faut dire que la batterie de 86 kWh du Peaq en version 90 permet de filer loin.
Consommation record et conditions optimales : le vrai du faux sur cet exploit
La fiche technique parle de quelques 647 km sur le cycle WLTP. Cela signifie que l’homologation a été dépassée de 289 km. Quand le réel offre 45 % de plus que le théorique, il y a de quoi être bluffé. La consommation moyenne s’est d’ailleurs stabilisée à 9,2 kWh/100 km sur l’ensemble du voyage, ce qui est tout aussi impressionnant. Bien sûr, il y a une astuce, et Skoda l’admet même volontiers.
Jakub Krs, responsable de la stratégie des batteries haute tension chez Skoda, reconnaît que « dans une utilisation quotidienne, il est peu probable que les clients conduisent de cette manière ». En d’autres termes, il est strictement impossible de reproduire cet exploit dans la vraie vie tant les conditions étaient optimales lors du record. Les conditions météo, la circulation et l’itinéraire ne pouvaient être meilleurs ce jour-là.
Faut-il espérer reproduire ce score de 1 000 km dans la vie de tous les jours ?
Et surtout, les deux ingénieurs ont déployé tous leurs talents d’éco-conduite pour gratter le moindre wattheure à chaque intersection, chaque cote, chaque pente et chaque village jusqu’à en devenir maladif. Bref, tout automobiliste lambda serait déjà devenu fou après quelques minutes. L’autre subtilité, c’est que le Peaq utilisé a été optimisé pour avoir la plus grande autonomie possible.
La version 90 dispose ainsi de la batterie la plus imposante associée aux seules roues arrière motrices, ce qui permet de contenir la consommation. Aussi, les jantes de 19 pouces sont montées sur des pneus à faible résistance au roulement, ce qui joue énormément sur l’appétit du véhicule. Cela dit, l’autonomie réelle en conditions normales devrait être plus que satisfaisante, raison pour laquelle le Peaq a déjà enregistré plus de 10 000 commandes.
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