Laffont publie un livre qui se prolonge sur mobile par des tags 2D
Pour la parution du Sens des choses, l'éditeur s'est associé à Orange afin de proposer des contenus audiovisuels et interactifs sur mobile, grâce à des tags 2D imprimés sur les pages.
Cet été, vous avez peut-être lu de « super livres ». Apprêtez-vous, à partir de demain, à lire votre premier « hyperlivre ». C'est ainsi que l'éditeur Robert Laffont qualifie Le Sens des choses, ouvrage collectif écrit par 32 auteurs sous la direction de Jacques Attali, qui sortira en librairie demain, 10 septembre. L'ouvrage aborde des sujets sociaux ou internationaux, sous l'angle de la prospective.
Pour ce projet, la maison d'édition a eu l'idée de prolonger le livre par des contenus audiovisuels, des images, des sons, des animations interactives, accessibles à partir de l'ouvrage lui-même et visibles sur un téléphone mobile. Et non pas simplement par un simple site compagnon (qui existe néanmoins ici). Pour cela, Robert Laffont s'est tourné vers la technique des tags 2D, en s'associant à Orange pour les aspects techniques.
Sur les 350 pages que compte l'ouvrage, l'éditeur a inclus 83 petites mosaïques carrées, chacune constituant un code (comme un code-barres). Pour les décoder, l'utilisateur a plusieurs solutions.
D'abord, télécharger sur son téléphone l'application Flashcode, en envoyant par SMS « flashcode » au 30130 (tarif normal). Une fois le logiciel installé, il suffit de photographier le tag 2D avec le mobile. Celui-ci est alors décodé par Flashcode, et le contenu est transmis sur l'écran du mobile.
Modules interactifs
Autre moyen, si le mobile ne parvient pas à installer le logiciel ou si l'utilisateur n'en veut pas : envoyer au 31014 le SMS « lsdc » (pour Le Sens des choses) suivi du numéro de la page où figure le tag à décoder.
En retour, l'utilisateur reçoit un lien. Il n'a plus qu'à cliquer. En plus du texte, donc, le lecteur récupère ainsi des vidéos, des graphiques, des chiffres et mêmes des extraits musicaux lorsqu'il s'agit de chapitres sur la musique. Toute la manœuvre est gratuite. Elle nécessite cependant un téléphone équipé d'un appareil photo et un abonnement à l'Internet mobile ou le paiement d'une connexion. Le livre, lui, est vendu au tarif standard de 21 euros.
« Cela faisait sens d'utiliser le mobile comme compagnon du livre, ce sont deux objets nomades », explique Dorothée Cunéo, éditrice chez Robert Laffont. Mais, évidemment, le projet a pris beaucoup plus de temps que pour un livre classique. « Ne serait-ce que pour les extraits de musique, il a fallu obtenir les droits. »
L'éditeur a également imaginé des modules interactifs, comme des sondages, une fonction « Réagir » pour chaque chapitre (avec un Flashcode à la fin de chacun) et même des tests. « A la suite d'un texte sur les addictions, le lecteur pourra tester son degré de dépendance à l'alcool, au tabac, etc. », précise Dorothée Cunéo.
Le site Web, qui se veut aussi un prolongement de l'ouvrage, donne accès à des entretiens vidéo avec certains des participants au livre (Erik Orsenna, Michel Rocard, etc.) et permet de poser des questions ou de participer au forum.

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Avis sur «Laffont publie un livre qui se prolonge sur mobile par des tags 2D»
Une piste pour sortir de la crise
de
JJS7
, posté le 09 septembre 2009 à 22h51
L'initiative est excellente et il faudrait savoir si elle sera couronnée de succès auprès des lecteurs français.
En attendant, aux Etats-Unis, ce système existe déjà pour la presse magazine grâce à la technologie Nxttext de Nxtbook Media : http://www.nxtbookmedia.com/products/nxttext/index.php
Et non pas avec des tags 2D, parfaitement inutiles et peu pratiques, mais avec des codes alphanumériques, bien plus simples.
Evidemment, pour le projet décrit dans cet article, il aura fallu mettre en place un partenariat spécial avec l'opérateur historique. Si toute la presse papier se décidait à faire les efforts nécessaires pour se sortir de l'état lamentable dans lequel elle se trouve, elle aurait déjà sollicité tous les opérateurs de téléphonie en France, passé des accords avec eux (coût des SMS, partage des revenus générés), créé un système de tags, rapide et simple, à placer sur les articles papier imprimés, lancé une campagne de communication, bref mis en place un système à grande échelle pour permettre à un superbe concept, qui représente une véritable passerelle entre le monde physique (le papier) et le monde numérique (Internet), de se développer véritablement. A l'opposé, les lancements de "nouvelles formules" et autres "investissements ciblés" ont été réalisés, avec les effets que l'on connaît : redressements judiciaires, restructurations, disparitions de titres, etc. ; le train-train du "laisser aller" et de l'inertie habituels.
JJS
http://newpress1.blogspot.com
En attendant, aux Etats-Unis, ce système existe déjà pour la presse magazine grâce à la technologie Nxttext de Nxtbook Media : http://www.nxtbookmedia.com/products/nxttext/index.php
Et non pas avec des tags 2D, parfaitement inutiles et peu pratiques, mais avec des codes alphanumériques, bien plus simples.
Evidemment, pour le projet décrit dans cet article, il aura fallu mettre en place un partenariat spécial avec l'opérateur historique. Si toute la presse papier se décidait à faire les efforts nécessaires pour se sortir de l'état lamentable dans lequel elle se trouve, elle aurait déjà sollicité tous les opérateurs de téléphonie en France, passé des accords avec eux (coût des SMS, partage des revenus générés), créé un système de tags, rapide et simple, à placer sur les articles papier imprimés, lancé une campagne de communication, bref mis en place un système à grande échelle pour permettre à un superbe concept, qui représente une véritable passerelle entre le monde physique (le papier) et le monde numérique (Internet), de se développer véritablement. A l'opposé, les lancements de "nouvelles formules" et autres "investissements ciblés" ont été réalisés, avec les effets que l'on connaît : redressements judiciaires, restructurations, disparitions de titres, etc. ; le train-train du "laisser aller" et de l'inertie habituels.
JJS
http://newpress1.blogspot.com
... Pour les riches seulement.
de
Nilla6
, posté le 10 septembre 2009 à 13h47
Ce genre d'ouvrages se destine néanmoins à une élite : tout le monde n'a pas les moyens (ni l'envie) d'investir dans un Smartphone + abonnement mobile internet + acheter des programmes spécifiques, etc.
On reconnaît bien là le côté fortement marketing du Web 2.0, qui sous couvert de nous offrir des services innovants ne nous propose en réalité d'une myriade de gadgets interdépendants pour lesquels il faut à chaque fois payer un peu plus.
A mon sens la restriction des innovations culturelles à une certaine catégorie de population aisée friande de gadgets et portant aux nues la superficialité au détriment de la solidité du contenu est une régression dramatique.
On reconnaît bien là le côté fortement marketing du Web 2.0, qui sous couvert de nous offrir des services innovants ne nous propose en réalité d'une myriade de gadgets interdépendants pour lesquels il faut à chaque fois payer un peu plus.
A mon sens la restriction des innovations culturelles à une certaine catégorie de population aisée friande de gadgets et portant aux nues la superficialité au détriment de la solidité du contenu est une régression dramatique.
Pas le premier...
de
Supergreen
, posté le 10 septembre 2009 à 13h32
Intéressant... Mais ce n'est pas le premier "hyperlivre" du monde. Celui du Syndicat National de la Publicité (SNPTV), l'était déjà depuis 2008 :
http://www.snptv.org/espace-decouverte/boutique.php?id=18
ET pas avec des codes barres mais avec de la reconnaissance d'images !
http://www.snptv.org/espace-decouverte/boutique.php?id=18
ET pas avec des codes barres mais avec de la reconnaissance d'images !
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