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Rachat de SFR : Orange, Free et Bouygues signent un accord à 20 milliards d’euros

Le rachat de SFR arrive à son dénouement. Après des mois de négociations tendues, le trio Orange, Bouygues Telecom et Free a signé un accord pour racheter SFR à Altice France pour plus de 20 milliards d’euros. La France va passer à trois grands opérateurs télécom.

Dans la soirée du samedi 6 juin 2026, Orange, Bouygues Telecom et Free sont finalement parvenus à un accord avec Altice France au sujet du rachat de SFR. Un jour plus tôt, dans la soirée de vendredi, les opérateurs semblaient avoir rencontré un obstacle de taille durant leurs négociations. Dans un communiqué publié après 22 heures, ils indiquaient que les négociations ne sont pas finies, et qu’ils se donnaient encore « 48 heures pour finaliser ». Un communiqué « disant qu’on arrêtait les négociations et qu’on mettait fin au deal » a même failli être envoyé, révèle un des dirigeants à nos confrères du Figaro. Bref, tout a failli capoter lors du sprint final.

Le protocole d’accord a finalement été signé moins de 24 heures plus tard, à la suite de cet ultime dénouement. L’accord passé entre OrangeBouygues Telecom et Free (Iliad) et Altice s’élève à 20,35 milliards d’euros. Celui-ci prévoit notamment une clause de complément de prix pouvant aller jusqu’à 650 millions d’euros supplémentaires, versés au moment de la finalisation du rachat, qui est prévu dans le courant du second semestre 2027. Par ailleurs, les employés de SFR concernés par la reprise bénéficieront d’une garantie de maintien dans leur poste jusqu’au début de l’année 2029.

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Comment Free, Orange et Bouygues vont se partager SFR ?

Bouygues Telecom sort grand gagnant de l’opération, en récupérant environ 42% des actifs de FR. Ce sont les contrats avec les entreprises qui lui reviennent en totalité, ainsi qu’une grande partie des réseaux et infrastructures mobiles, notamment dans les zones peu denses. De leur côté, Free et Orange récupèrent respectivement 31 et 27 % des actifs de l’opérateur au carré rouge. Les deux opérateurs se partagent principalement la clientèle grand public et certaines ressources comme les fréquences radio. C’est Free qui met la main sur RED by SFR, la marque low cost.

Cette opération marque un tournant majeur pour le secteur des télécommunications en France. Depuis 2012 et l’arrivée fracassante de Free sur le marché mobile, avec ses forfaits à bas prix, la France comptait quatre grands opérateurs nationaux. Avec la disparition de SFR en tant qu’entité indépendante, il n’en restera plus que trois.

Un rachat qui devra encore être approuvé

Le communiqué conjoint envoyé par Orange, Bouygues Telecom, Free et Altice souligne qu’il s’agit de « l’une des plus importantes opérations industrielles en Europe dans le secteur des télécommunications ». Néanmoins, l’accord doit encore être approuvé par les autorités de la concurrence. Au moment de la signature de l’accord, « il n’y a aucune certitude que cette opération soit réalisée ».

L’opération devra être approuvée par les autorités françaises et européennes de la concurrence. Celles-vi vont examiner de près les risques pour les consommateurs et les effets sur la concurrence du marché des télécoms. La procédure réglementaire pourrait prendre plusieurs mois, voire plus d’un an. Ce n’est donc qu’une étape, certes décisive, dans un processus qui est loin d’être terminé.

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