Après l’éclipse solaire du 12 août, c’est une éclipse lunaire que vous pourrez observer dans la nuit du 27 au 28 août. L’ombre de la Terre va avaler jusqu’à 96 % de la surface visible de la Lune, soit un niveau de couverture qui ne s’était pas vu depuis un moment. Il faudra attendre la nuit du Nouvel An 2028 pour retrouver un spectacle lunaire aussi complet.
Presque totale, mais pas tout à fait
L’éclipse reste techniquement partielle : l’ombre terrestre ne recouvre pas entièrement l’astre. Deux façons de mesurer ce recouvrement circulent d’ailleurs, ce qui explique pourquoi certains chiffres varient d’une source à l’autre. Rapportée à la surface totale visible de la Lune, la couverture atteint 96 %. Rapportée au diamètre lunaire, elle tombe à 93 %. Les deux chiffres décrivent le même phénomène, seule l’unité de mesure change.
Dans tous les cas, la nuance reste presque anecdotique face au spectacle attendu. Seul un mince croissant restera éclairé directement par le Soleil, pendant que le reste de la Lune prendra une teinte cuivrée, produite par la lumière solaire filtrée à travers l’atmosphère terrestre.
🔴 Au maximum, vers 6h12, la Lune prendra une teinte cuivrée. Seul un mince croissant restera lumineux. Un spectacle à admirer à l’œil nu. La bonne nouvelle, c’est qu’il n’y a pas besoin de lunettes de protection pour profiter d’une éclipse de Lune. pic.twitter.com/MMUdqP1bv9
— Cité de l’espace (@CiteEspace) August 24, 2026
Le déroulé de la nuit, minute par minute
Le phénomène démarrera discrètement, avec l’entrée de la Lune dans la pénombre terrestre vers 3h24. Cette première phase reste quasiment imperceptible à l’œil nu. Les choses deviennent visibles vers 4h33, lorsque l’ombre centrale de la Terre commence à mordre le bord du disque lunaire. Le maximum survient ensuite vers 6h12, avec la coloration cuivrée la plus marquée.
Le souci est qu’à l’heure du maximum, la Lune ne culminera qu’à 8° au-dessus de l’horizon parisien, une hauteur très faible qui coïncidera en plus avec les premières lueurs du jour. L’astre se couche d’ailleurs peu après le pic de l’éclipse, aux alentours de 7h. Sans un horizon parfaitement dégagé vers l’ouest-sud-ouest, loin des bâtiments, arbres ou reliefs, difficile d’espérer profiter pleinement du spectacle.
À l’échelle mondiale, les meilleures conditions reviendront aux observateurs de la côte ouest américaine, qui verront le maximum quelques heures seulement après le coucher du soleil. Sur la côte est, le pic arrivera vers minuit. En Europe et au Royaume-Uni en revanche, comme en France, le phénomène se joue juste avant l’aube, ce qui complique nettement l’observation.
Pas de danger pour vos yeux et vos appareils
Aucune protection n’est nécessaire pour observer le phénomène, contrairement à une éclipse solaire. On peut fixer la Lune s’assombrir à l’œil nu sans le moindre danger, avec des jumelles ou un télescope pour profiter de plus de détails.
Si vous tentez de l’immortaliser avec votre smartphone, certains réflexes valables pour la photographie nocturne restent utiles ici aussi, notamment le passage en mode manuel ou l’activation du format RAW pour gérer les forts écarts de lumière, même si les précautions liées au risque solaire ne concernent évidemment pas une éclipse lunaire.
La plus belle éclipse avant 2028
Ce rendez-vous du 27-28 août reste le plus spectaculaire de ce type avant la nuit du Nouvel An 2028. De quoi motiver un réveil matinal pour les amateurs d’astronomie disposant d’un horizon bien dégagé, malgré des conditions d’observation loin d’être idéales depuis l’Hexagone.
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Source : Cité de l'Espace

