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La NASA abandonne le sauvetage du télescope Swift, condamné à se désintégrer

La NASA et la start-up Katalyst Space Technologies ont annoncé l’échec de leur mission de sauvetage du télescope Swift, en orbite depuis 2004. Une panne de propulseurs et un manque de carburant ont empêché le vaisseau LINK de capturer le télescope pour le repousser vers une orbite plus élevée. Sans intervention, Swift devrait se désintégrer dans l’atmosphère terrestre d’ici la fin de l’année 2026.

Ce n’était pas gagné d’avance. Mercredi 19 août, la NASA et la start-up Katalyst Space Technologies ont annoncé l’abandon de leur mission : sauver le télescope Swift d’une désintégration dans l’atmosphère terrestre. Le vaisseau LINK poursuivra son approche, mais sans capturer ni repousser le télescope vers une orbite plus haute.

Une panne de gyroscopes à l’origine de l’échec

Le problème remonte au 25 juillet, lorsque LINK perd le contrôle de son orientation et se met à tourner sur lui-même, coupant par intermittence les communications avec le sol. Les ingénieurs découvrent alors que deux des trois roues de réaction du vaisseau, ses gyroscopes internes, ne répondent plus. Son système de propulseurs à gaz froid, lui, fonctionne toujours, mais partiellement.

Sans ces gyroscopes, impossible pour LINK de s’orienter avec la précision nécessaire pour s’approcher de Swift et l’arrimer sans risque.

Le vaisseau tentera quand même un rapprochement pour récolter des données

LINK devrait tout de même s’approcher du télescope dans les semaines à venir pour évoluer à quelques kilomètres de distance, une manœuvre destinée à démontrer des capacités de rendez-vous et de proximité utiles pour les futures missions de maintenance en orbite. Selon Ghonhee Lee, directeur général de Katalyst, le vaisseau devrait pouvoir continuer à voler pendant deux à quatre semaines supplémentaires.

« La NASA devrait être prête à agir vite et à prendre des risques mesurés lorsque le potentiel de gain en vaut la peine, et c’est exactement ce que nous avons fait avec cette mission », a défendu l’administrateur de la NASA Jared Isaacman dans le communiqué officiel. Shawn Domagal-Goldman, directeur de la division astrophysique de l’agence, a de son côté souligné que la mission avait déjà permis de renforcer les capacités américaines de maintenance en orbite, en construisant, testant et exploitant un vaisseau conçu et lancé en un temps record.

Une fin annoncée pour un télescope vieux de plus de vingt ans

Lancé en 2004 pour étudier les sursauts gamma, le télescope Swift avait vu son orbite se dégrader plus vite que prévu à cause d’un pic d’activité solaire fin 2024, plus intense qu’anticipé. N’ayant jamais été conçu pour recevoir un rehaussement d’orbite, l’observatoire ne disposait d’aucun système de propulsion propre pour compenser cette dérive.

Sans intervention supplémentaire, Swift devrait rentrer dans l’atmosphère d’ici la fin de l’année. La majeure partie se consumera au passage, même si quelques fragments pourraient atteindre le sol, un risque que la NASA juge minime pour la population.

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Source : NASA