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Temu, AliExpress, Shein : pourquoi vos petits colis vont vous coûter plus cher dès le 1er novembre

L’Union européenne instaure des « frais de traitement » de deux euros dès le 1er novembre sur les colis importés. L’objectif est de freiner l’afflux massif de produits achetés en ligne hors d’Europe. Cette mesure vise directement les plateformes asiatiques et vient s’ajouter aux nouvelles règles douanières en vigueur depuis cet été.

Face à l’avalanche de produits chinois commandés sur Temu, Shein ou encore AliExpress, Bruxelles durcit le ton pour imposer un contrôle plus strict des flux de marchandises. Près de 5,9 milliards de petits colis ont franchi les frontières de l’Union européenne sur la seule année 2025, ce qui représente plus de 180 paquets chaque seconde.

Freiner l’invasion des petits colis

L’arrivée de milliards de paquets en provenance directe d’Asie pose un défi logistique et économique titanesque pour les États membres de l’Union Européenne. L’instauration de ces nouveaux frais de 2 euros à partir du 1er novembre cherche à décourager les achats impulsifs de petits objets pas chers sur les plateformes asiatiques.

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Comme toujours, ce sont les consommateurs qui vont devoir passer à la caisse lors de leurs commandes sur les sites de e-commerce extra-européens. Cette politique de plus en plus restrictive complète un arsenal déjà bien fourni destiné à rééquilibrer la concurrence face aux géants du commerce en ligne international.

Un nouveau cadre douanier européen

Les paquets d’une valeur inférieure à 150 euros ne bénéficient plus de la même clémence qu’auparavant. Depuis le 1er juillet dernier, ces petits colis importés dans l’Union européenne subissent déjà une taxe européenne de 3 euros par type de produit, alors qu’ils profitaient auparavant d’une exonération totale de droits de douane.

Plus que pénaliser les boutiques en ligne chinoises, l’accumulation de ces taxes pénalise surtout le consommateur qui paiera plus cher ses produits. En cherchant à dissuader les achats impulsifs de petits produits étrangers, les autorités européennes espèrent ainsi reprendre la main sur la traçabilité et le coût réel de ces importations. Espérons que ce nouveau plan se passe mieux que le précédent, qui a été un véritable fiasco budgétaire.

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Source : Sud Ouest


Gabriel Manceau