Selon les informations de L’Informé, Orange, Bouygues Telecom et Free finalisent une nouvelle offre dans le cadre du rachat de SFR. Un dirigeant de l’un des quatre opérateurs télécoms a estimé que « c’est une question de quelques semaines pour savoir si on y va ou pas ».
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Une offre plus élevée que celle rejetée en octobre dernier
En octobre dernier, Orange, Bouygues Telecom et Free avaient effectué une offre à 17 milliards d’euros, dont 43 % financés par la filiale de Bouygues, pour une valorisation totale de 21 milliards. Cette offre avait alors été rejetée par Altice, la maison mère de SFR. Patrick Drahi, le propriétaire de SFR, avait à ce titre fixé implicitement un prix plancher à 23,6 milliards d’euros. Une nouvelle offre, plus élevée que celle effectuée en octobre dernier, serait donc maintenant sur la table, et elle aurait des chances d’aboutir. Pour rappel, les trois opérateurs, ainsi qu’Emmanuel Macron, espérèrent conclure le rachat avant le lancement des élections présidentielles.
Si cette nouvelle offre aboutit, le rachat de SFR devra être ensuite soumis aux autorités de concurrence européennes, le nombre d’opérateurs passant de 4 à 3. Pour rappel, Orange finalisera fin avril le rachat intégral de l’opérateur espagnol MásOrange, ce qui impliquera un basculement de son statut d’opérateur national à européen
SFR serait vendu en bloc
D’après JP Morgan, SFR vaudrait 20,5 milliards d’euros avec une consolidation du marché, et 16,5 milliards sans. Le problème : Patrick Drahi en réclame au moins 23,6 milliards pour conclure l’accord. Selon un témoin des pourparlers, les représentants de SFR « sont très durs dans les négociations, alors que ce sont eux qui ont le plus à perdre ». Pour rappel, SFR enregistre 16 milliards d’euros de dette, tout en réalisant un chiffre d’affaires déficitaire. L’opérateur vient par ailleurs d’être condamné à une amende de 10 millions d’euros. La situation de SFR est donc plus que critique.
Selon les dernières informations, SFR sera vendu en bloc et non à la découpe. Par conséquent, il faudra dans ce scénario définir qui se chargera d’assumer son passif (1,1 milliard d’euros de redressements fiscaux liés à des montages TVA, 196 millions d’euros de litiges provisionnés…). Une revente à la découpe auprès d’acteurs étrangers pourrait être envisagée, mais SFR serait perdant. Garder SFR ne serait pas non plus intéressant au vu de sa dette de 16 milliards d’euros. Il reste maintenant à voir si la nouvelle offre du consortium formé par Orange, Bouygues Telecom et Free sera cette fois-ci satisfaisante pour les représentants de SFR.
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Source : L'Informé

