En France, Free a imposé le standard. Répéteurs Wi-Fi 7 inclus, technologie mesh intégrée, couverture étendue sur plusieurs pièces. Les autres opérateurs suivent tant bien que mal. Mais une start-up baptisée WavKong pense que toute cette approche repose sur un malentendu. Selon elle, l’industrie du Wi-Fi optimise la mauvaise métrique depuis dix ans.
Un traitement du signal emprunté aux antennes 5G
L’équipe fondatrice de WavKong compte d’anciens ingénieurs de Bell Labs et Nokia. Leur produit, le WavKong V2700, embarque une puce dédiée baptisée Radio Processing Unit. Sa technologie clé, le Digital Pre-Distortion, est courante dans les infrastructures 5G et les communications par satellite. Son rôle : analyser les distorsions du signal en temps réel et les corriger avant l’émission.
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Dans un routeur classique, y compris ceux intégrés aux Freebox, le signal se dégrade à mesure qu’il traverse murs et étages. Les répéteurs compensent en relayant le signal depuis un second point. Le RPU, lui, corrige la dégradation en amont. Le V2700 se concentre sur les bandes 2,4 GHz et 5 GHz. Pas de Wi-Fi 7, pas de bande 6 GHz. Le pari : maintenir un signal stable à distance plutôt que battre des records de débit à un mètre.
Les tests internes revendiquent des gains de 3 à 10 fois sur les performances à moyenne et longue portée. La couverture annoncée atteint trois étages et 1 400 mètres carrés avec un seul boîtier. Des dizaines de milliers de puces auraient déjà été produites.
Des promesses encore loin du test en conditions réelles
À ce stade, aucun laboratoire tiers n’a validé ces chiffres. Les mesures proviennent exclusivement de WavKong. La couverture annoncée de trois étages reste à confirmer dans des logements aux configurations variées. Le hic ? Le projet dépend du financement participatif. Kickstarter a vu passer son lot de projets hardware restés au stade du prototype.
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Depuis Wi-Fi 5, chaque nouvelle norme a multiplié les débits théoriques. Les zones mortes, elles, n’ont pas disparu. Le mesh a apporté une réponse, mais au prix d’un surcoût en matériel et en complexité. Même Free, pourtant parmi les opérateurs les plus agressifs sur le sujet, recommande jusqu’à quatre répéteurs pour les grands logements. Si le RPU tient ses promesses, il rendrait tout cet écosystème de répéteurs superflu. Pour l’instant, c’est un « si » de la taille d’un Kickstarter… donc un gros.
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Source : Tech Radar

