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Pourquoi Facebook veut « faire mal » à Apple

Au-delà de l’inimitié personnelle opposant Mark Zuckerberg et Tim Cook, les deux sociétés défendent des visions diamétralement opposées de l’Internet et sont devenues des rivales acharnées.

Mark Zuckerberg fourbit sa vengeance. « Nous devons faire mal à Apple », aurait-il déclaré à ses équipes, d’après le Wall Street Journal. Le mois dernier, il avait déjà échangé des mots très durs avec le patron d’Apple Tim Cook par médias interposés. La guerre n’est désormais plus larvée.

Outre une inimitié personnelle, ce sont deux visions de l’Internet qui s’opposent et une lutte pour le leadership sur la Tech qui s’est engagée. Apple attire les utilisateurs dans son écosystème hardware fermé en se posant en  défenseur de la vie privée. Facebook propose à toujours plus de personnes des services gratuits financés grâce à une publicité ciblée dans un monde hyper connecté. Apple critique le modèle économique de Facebook. Facebook juge la position d’Apple hypocrite alors que la société fait des affaires avec la Chine et touche de l’argent de Google pour proposer nativement le moteur de recherche sur ses appareils.

Une tentative échouée d’apaisement en 2017

Mark Zuckerberg s’agaçait depuis plusieurs années de la puissance d’Apple : il enrage que ses applications soient soumises à son approbation et aient pu être bloquées par le passé. Il avait rencontré Tim Cook en 2017 lors d’une tentative d’apaiser les tensions qui avait viré au désastre. Les relations se sont encore tendues lorsque Tim Cook a publiquement critiqué Facebook sur une chaîne de télévision en 2018 concernant la collecte des données personnelles des utilisateurs.

Mais le conflit a vraiment dégénéré avec le projet d’App Tracking Transparency lancé par Apple qui menace directement les revenus de Facebook. Ce dernier mène une campagne active contre les changements de la politique de confidentialité d’iOS 14.  Désormais chacun voit l’autre comme son principal rival.

Pour le Wall Street Journal, l’affrontement se règlera probablement devant les tribunaux ou les instances de régulation, qui ont engagé de profondes réformes pour limiter le pouvoir des Gafam.

Source : The Wall Street Journal

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Amélie Charnay