Pour rappel, Apple accuse deux de ses anciens employés, Chang Liu et Tang Tan, d’avoir volé des informations confidentielles et des secrets commerciaux avant de rejoindre OpenAI. Entre-temps, l’entreprise à la pomme a aussi suspecté 11 autres de ses anciens employés d’avoir été témoins ou impliqués dans cette affaire. Dans la foulée, elle a demandé au tribunal d’ordonner une procédure accélérée de communication de pièces afin de collecter rapidement les différentes preuves. De son côté, OpenAI réfute en bloc ces accusations et vient même de demander au juge de rejeter l’affaire.
Une procédure « pourrie jusqu’à la moelle »
Dans une requête déposée auprès d’un tribunal fédéral américain pour obtenir le rejet de la plainte d’Apple, OpenAI qualifie cette action en justice de « pourrie jusqu’à la moelle ». L’entreprise de Sam Altman assure qu’elle « n’a aucun besoin, aucune utilité ni aucun intérêt pour les secrets commerciaux d’Apple », tout en indiquant qu’« OpenAI développe quelque chose de totalement nouveau et différent de tout ce qui existe chez Apple ». Pour rappel, OpenAI travaille sur une famille d’appareils permettant d’interagir avec ChatGPT. Apple suspecte justement certains de ses anciens employés de se servir d’informations confidentielles pour mettre au point ces appareils.
L’entreprise de Sam Altman estime par ailleurs qu’Apple n’a pas démontré être propriétaire d’un « secret commercial protégeable », ni établi de manière plausible qu’un détournement d’informations avait eu lieu. OpenAI va même plus loin en considérant que la plainte d’Apple est un prétexte pour masquer les échecs de l’entreprise en matière d’intelligence artificielle et sa difficulté à fidéliser son personnel. Il est vrai que l’entreprise à la pomme a bel et bien été en retard dans la course à l’intelligence artificielle et qu’une partie de son personnel s’est fait siphonner par OpenAI. Mais cela explique-t-il réellement la plainte d’Apple ?
L’entreprise de Sam Altman assure qu’elle a en réalité aidé Apple
Apple a dévoilé des preuves que son ancien employé, Tang Tan, a gardé un accès résiduel à certains systèmes internes de l’entreprise. Pour OpenAI, la faute revient à Apple qui n’assure pas une bonne procédure de départ pour ses employés et qui déforme les faits.
En effet, l’entreprise de Sam Altman estime qu’elle a en réalité aidé Apple : « M. Tan a conservé ces informations afin de s’assurer que les nouveaux employés venant d’Apple respectent les procédures de départ d’Apple et ne conservent aucune information confidentielle d’Apple ». Qui a raison dans cette affaire ? Nul ne le sait pour l’instant. En revanche, il est peu probable que le juge accepte le rejet de l’affaire.
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Source : Apple Insider

