Début décembre, X/Twitter devenait la première entreprise à essuyer une sanction financière dans le cadre du DSA. La somme est relativement modeste (120 millions d’euros), mais le symbole est fort. Très rapidement, Elon Musk a réagi tout à fait normalement en réclamant rien moins « l’abolition » de l’Union européenne. L’histoire est évidemment remontée jusqu’aux oreilles de la Maison Blanche qui a fini par interdire de visa Thierry Breton et plusieurs autres régulateurs européens.
Lire Modération sur X/Twitter : Bruxelles prêt au bras de fer avec Elon Musk
Mais comme quoi, il est toujours possible de s’entendre même quand on se jette la vaisselle dans la tête. « X a soumis des mesures correctives concernant son badge bleu », révèle Thomas Regnier, porte-parole de la Commission, à Bloomberg. Bruxelles va désormais examiner « attentivement » les propositions du réseau social.
Jusqu’à la reprise de X par Elon Musk, le fameux badge bleu était distribué à la discrétion de l’entreprise pour vérifier des personnalités publiques (journalistes, politiques, artistes…). Depuis 2022, n’importe qui peut « acheter » un badge via un abonnement payant.
La Commission craint que ce badge payant favorise l’usurpation d’identité ; il induit en erreur les utilisateurs en leur laissant croire que les comptes vérifiés sont dignes de confiance. Malheureusement, on ne connait pas la nature exacte des « mesures correctives » proposées par X. L’amende infligée l’an dernier concernait le badge bleu, mais aussi le manque de transparence vis à vis des publicités, et le refus d’ouvrir les données publiques aux chercheurs, qui sont des piliers du DSA.
X avait jusqu’au 12 mars pour faire des propositions concernant le badge bleu. Le réseau social, qui a fait appel de l’amende initiale, faisait face à des sanctions supplémentaires à partir du 16 mars.
👉🏻 Suivez l’actualité tech en temps réel : ajoutez 01net à vos sources sur Google, et abonnez-vous à notre canal WhatsApp.
Source : Bloomberg

