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Opel Ampera-e : découvrez les coulisses de sa fabrication 

Direction Detroit et Orion, dans le Michigan pour découvrir les secrets de fabrication de la future voiture électrique d’Opel, l’Ampera-e, sur son site de production

Lors du dernier Mondial de l’automobile à Paris, l’Opel Ampera-e a su se faire remarquer par la presse, y compris par notre rédaction qui lui a remis le prix « coup de coeur du jury 01net.com ».
Il faut dire qu’avec la promesse d’une autonomie d’environ 500 km, d’un équipement multimédia de dernière génération et de nombreuses technologies d’aide à la conduite, l’Ampera-e s’annonce déjà comme une petite pépite sur le marché des compactes électriques. Pour savoir ce que cette concurrente de l’e-Golf, de la Zoe, de l’i3 et autre Nissan Leaf a dans le ventre, nous avons pris l’avion, direction Detroit et Orion pour en savoir plus sur ses secrets de fabrication. C’était aussi pour nous l’occasion de monter à bord de l’Ampera-e pour ses premiers tours de roue, en avant-première. Vous pouvez d’ailleurs retrouver sur 01net.com nos premières impressions cette Opel prometteuse.

Une intégration des batteries bien pensée

La principale force de l’Ampera-e réside dans son autonomie. Si la voiture n’a encore passé aucun des deux tests suivants, Opel promet que sa voiture roulera plus de 500 km sur un cycle NEDC (Nouveau cycle européen de conduite) et un peu moins de 400 km sur le cycle WLTP (Worldwide harmonized light vehicules Procedures tests).
Ce dernier est censé afficher une autonomie plus réaliste que le cycle NEDC car il fait appel à une conduite plus dynamique ou à l’utilisation de l’air conditionné.
Quoi qu’il en soit, pour parvenir à cette jolie promesse, Opel a dû intégrer un gros pack de batteries de 60 Kwh qui prend place dans le plancher de la voiture.  

D. Nogueira, 01net.com – Le pack de batteries est composé de 288 cellules

Notre visite de l’Opel Battery Lab nous a d’ailleurs permis de tout savoir sur cet imposant pack de 430 kg. Il est, en l’occurrence, composé de 288 cellules à technologie Lithium-Ion, et comme on peut le voir dans la photo ci-dessous, chaque cellule est assez compacte. 

D. Nogueira, 01net.com – Ici, une des 288 cellules.

C’est à LG Chem (pour LG Chemical), fournisseur de batteries pour l’Opel Ampera-e, qu’on doit la création de ces cellules ultra plates.

D. Nogueira, 01net.com – La même cellule, vue de profil.

Chaque cellule est disposée dans un sandwich de matière permettant de les isoler les unes des autres, mais aussi de les câbler entres elles. Elles sont ensuite pilotées par un calculateur dédié qui se charge de surveiller la tension, le niveau de charge, l’état des cellules… mais aussi une éventuelle surchauffe.

D. Nogueira, 01net.com – Les batteries sont assemblées, câblées et pilotées par ce bloc calculateur

C’est d’ailleurs pour les refroidir qu’Opel a fait un travail important. En effet, pour conserver un encombrement minimal, les cellules ont été pensées et dessinées pour s’installer verticalement dans le caisson. 

D. Nogueira, 01net.com – Le pack de batteries est ensuite enfermé dans un caisson. Ici, c’est le système de gestion de température qui est testé.

Les cellules sont parcourues, en dessous, par un système permettant de les refroidir en été, mais aussi de les réchauffer en hiver pour conserver un rendement optimal.

Un pack de batterie prêt à être envoyé sur la chaîne d'assemblage.
D. Nogueira, 01net.com – Un pack de batterie prêt à être envoyé sur la chaîne d’assemblage.

L’ensemble est ensuite enfermé dans un caisson noir (étanche, renforcé, mais pas ininflammable) qui prendra place dans l’Ampera-e. 

D. Nogueira, 01net.com – Les batteries sont installées sur ces plateaux pour être secouées, vibrées et chauffées

Mais avant cela, les batteries devront se plier à des tests de tortures. Pour cela, Opel les installe sur de drôles de plateaux qui vont les faire vibrer, les secouer et même les faire chauffer. 

Un assemblage impressionnant

On le sait, les chaînes d’assemblage automobile sont aujourd’hui massivement robotisées. Pour autant, il est toujours aussi impressionnant de constater la précision avec laquelle les robots travaillent. Ci-dessous, on découvre l’Ampera-e à nu… 

D. Nogueira, 01net.com – La carrosserie de l’Ampera-e

… ainsi que l’emplacement dans le plancher dans lequel viendra se loger le pack de batteries. Les différentes couleurs de la structure représentent différents matériaux, plus ou moins rigides (pour absorber notamment les chocs et les déformations) utilisés pour la conception de l’Ampera-e. 

D. Nogueira, 01net.com – La vue en coupe du châssis de l’Ampera-e. Le code couleur illustre différents matériaux utilisés dans la construction.

L’assemblage du gros caisson noir dans la voiture est géré par des robots dans un ballet assez impressionnant. Les batteries sont approchées sous le véhicule grâce à une plate-forme roulante totalement autonome. 

D. Nogueira, 01net.com – Les batteries sont présentées sous la voiture par des plateformes roulantes robotisées.

Parqué dans la chaîne d’assemblage, ce chariot roulant s’avance (en suivant une ligne au sol) et approche de l’Ampera-e portée dans les airs par des bras métalliques. Le plateau du robot au sol se lève et les ouvriers de part et d’autre de la voiture n’ont plus qu’à boulonner l’ensemble. 

D. Nogueira, 01net.com – Les ouvriers n’ont plus qu’à serrer les vis.

Classique nous le disions, mais néanmoins impressionnant de précision ! L’opération ne prend que quelques minutes, puis l’Ampera-e continue son chemin vers une autre étape de sa fabrication.

D. Nogueira, 01net.com – Le bloc moteur est lui aussi apporté par une plate-forme autonome.

Nous assisterons aussi à l’assemblage du moteur électrique, des suspensions et autres éléments de freinage. 

D. Nogueira, 01net.com – Suspension, freinage et bloc moteur vont être assemblés

Il est par ailleurs amusant de constater que lorsque l’Ampera-e s’en va, c’est une toute autre voiture, peut-être même d’une autre marque du groupe General Motors (une Chevrolet par exemple) qui est présentée à l’ouvrier pour être assemblée. Une seule ligne de production peut donc gérer différents modèles de voitures.

D. Nogueira, 01net.com – Sur la chaîne de production, les modèles se suivent mais ne se ressemblent pas

A l’issue de ce processus de fabrication, chaque Opel Ampera-e passe ensuite sous une sorte de portique (que nous n’aurons aperçu que de loin) équipé de capteurs et caméras traquant les moindres défauts d’assemblage ou de coups sur la carrosserie qui auraient pu survenir lors de l’assemblage. En cas de pépin, un opérateur a soit la possibilité de corriger le problème, soit choisit de renvoyer le véhicule pour une inspection plus détaillée. 
Voilà donc pour cette visite de la chaîne de production de l’Ampera-e, où une large place est accordée à la robotisation. 

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