Selon le vice-président de la division commerciale et produits d’Amazon Leo, le service Internet par satellite d’Amazon devrait bel et bien être commercialisé cette année. Les 396 satellites déployés en orbite seraient suffisants pour le faire fonctionner. Cependant, si l’on effectue une comparaison avec le lancement de Starlink, les performances d’Amazon Leo risquent d’être dans un premier temps assez limitées.
L’Internet par satellite d’Amazon devrait bientôt être lancé
Amazon vient d’envoyer 29 satellites Leo en orbite. Leo, le projet d’Internet par satellite, compte donc dorénavant 396 satellites déployés. Pour rappel, le géant du e-commerce a pour objectif de déployer une constellation de 3 232 satellites pour faire fonctionner son système d’Internet par satellite. Le chemin est donc encore long, d’autant plus que sa date de commercialisation est fixée à « mi-2026 ».
Last few launches were big for @AmazonLeo – bringing us to 390+ satellites deployed, enough to support continuous service across initial latitudes.
Still lots of work ahead – including raising all these new satellites to their assigned altitude – but we’ve completed enough… pic.twitter.com/UZb404fXRq
— Chris Weber (@Weber44Chris) July 2, 2026
Un calendrier impossible à tenir vu l’avancement du chantier ? Non selon Chris Weber, vice-président de la division commerciale et produits d’Amazon Leo. Ce dernier assure même que le service est dorénavant prêt. Sur X, il explique : « Les derniers lancements ont été très importants pour Amazon Project Kuiper, nous amenant à plus de 390 satellites déployés, ce qui est suffisant pour assurer un service continu sur les premières latitudes ». Les 396 satellites déployés seraient donc suffisants pour faire fonctionner Amazon Leo.
Des performances au lancement qui risquent d’être assez faibles
Pour avoir une estimation des performances d’Amazon Leo à son lancement, il est judicieux d’effectuer une comparaison avec celui de Starlink. Aujourd’hui, SpaceX compte plus de 10 000 satellites Starlink en activité, couvrant plus de 160 pays. Mais lors de son lancement en 2020, SpaceX avait déployé près de 900 satellites en orbite. Il était alors question d’une version bêta du service qui s’intitulait « Better than nothing » (Mieux que rien). Ce service, couvrant le Canada ainsi que le nord des États-Unis, offrait des débits de 50 à 150 Mbps et une latence de 20 à 40 ms. Par ailleurs, les coupures de connexion étaient fréquentes.
Avec 396 satellites mis en orbite, le service Amazon Leo devrait offrir des performances similaires, voire moindres que celles précédemment citées. Par conséquent, si Amazon a promis un « Internet comme vous ne l’avez jamais vu », il faudra dans un premier temps tempérer ses attentes. Cependant, le géant du e-commerce compte travailler sans relâche pour améliorer les performances, augmenter la capacité et étendre la couverture mondiale d’Amazon Leo.
Chris Weber l’explique lui-même : « Il reste encore beaucoup de travail à accomplir, notamment pour amener tous ces nouveaux satellites à leur altitude finale, mais nous avons effectué suffisamment de lancements pour un service initial cette année, et les futures missions ne feront qu’ajouter de la couverture et de la capacité ». D’autres lancements sont d’ores et déjà prévus, notamment avec la fusée Atlas V appartenant à United Launch Alliance) et capable de transporter 40 satellites à la fois. Amazon mise aussi énormément sur la fusée New Glenn de Blue Origin. D’ailleurs, suite à l’explosion de cette dernière, l’entreprise aérospatiale a opté pour un changement de procédure de lancement qui devrait accélérer la cadence des lancements.
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