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Test Ecovacs Goat A1600 LiDAR Pro : le robot tondeuse qui veut en finir avec les bordures

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1 499.00 € *

* Prix public conseillé

Double LiDAR, cartographie automatique et 1 600 m² annoncés, l’Ecovacs Goat A1600 LiDAR Pro possède tous les attributs d’un robot tondeuse haut de gamme. Sa vraie singularité se cache pourtant sur son flanc, avec un rotofil intégré qui promet de couper l’herbe au ras des bordures et d’en finir avec les retouches manuelles. Deux mois dans notre jardin nous ont permis de vérifier si cette innovation justifie ses 1 499 euros.

L'avis de 01net.com

Ecovacs GOAT A1600 LiDAR Pro

Les plus

  • + Coupe-bordures rotofil innovant et efficace
  • + Navigation double LiDAR très précise
  • + Excellent évitement des obstacles
  • + Largeur de coupe de 33 centimètres
  • + Personnalisation de la tonte pousée
  • + Recharge rapide

Les moins

  • - Coupe bordures bruyant et à programmer à part
  • - Autonomie un peu décevante
  • - Traction à deux roues seulement
  • - Gabarit encombrant
  • - Module 4G à 150 euros, sans carte SIM

Note globale

4.5 / 5

Note de la rédaction

Note publiée le 15/08/2026

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Fiche technique

Ecovacs GOAT A1600 LiDAR Pro

Voir la fiche complète

Saison après saison, les robots tondeuses gagnent en sophistication. Le LiDAR et le positionnement satellite NetRTK chassent peu à peu les antennes, tandis que la cartographie automatique tend à se généraliser. Une zone résiste pourtant à cette montée en gamme, celle des bordures. Le disque principal reste donc généralement en retrait sous le châssis. Une précaution qui protège les lames et l’utilisateur, mais laisse fatalement quelques centimètres d’herbe le long d’un mur ou d’une bordure haute.

Dans nos intérieurs, Ecovacs et les autres fabricants de robots aspirateurs butent sur une contrainte similaire. Ces machines innovent constamment à coups de brossettes ou de rouleaux de lavage qui sortent du châssis, pour attraper la poussière au ras des plinthes. Au jardin, le problème est identique, mais la solution différente. Sur sa nouvelle famille de Goat 2026, Ecovacs ne bouge pas ses disques, mais elle ajoute un second outil.

Notre modèle du jour, le Goat A1600 LiDAR Pro, loge cette nouveauté sur son flanc gauche, sous le nom de TruEdge. Un rotofil miniature qui tourne à l’aplomb de la bordure, abrité derrière une large brosse. Ecovacs promet une coupe jusqu’à zéro millimètre du bord.

Vendu 1 499 euros au lancement, il vise les grands jardins jusqu’à 1 600 mètres carrés et les propriétaires pointilleux sur les finitions. Il a passé deux mois sur notre pelouse, le temps nécessaire pour savoir si le coupe-bordures manuel pouvait définitivement rester au garage.

Un gabarit imposant et un éditeur de carte généreux

En 2026, le Goat A1600 LiDAR Pro conserve l’allure familière de ses prédécesseurs, avec cette carrosserie blanche et ce capot fuselé hérités des générations précédentes. Sur le dessus, le panneau de commande va toujours à l’essentiel. Un petit écran monochrome, trois touches pour lancer une tonte, valider ou renvoyer le robot à sa base et l’inévitable bouton STOP.

Test Ecovacs Goat A1600 LiDAR Pro rotofil bordures design encombrant
© Fouad Bencheman – 01net.com

En termes de dimensions, la machine ne fait pas dans la demi-mesure (68 x 54 x 33,6 cm). Sur la balance, elle affiche 17,8 kilos, un chiffre conséquent. Pour comparaison, le Mammotion Yuka Mini 2 s’en tient à 11 kilos et le Segway Navimow i208 LiDAR à 14,7 kilos. Le déplacer est évidemment possible, mais ce n’est pas une mince affaire non plus.

Avant de l’envoyer patrouiller, il faut installer ce fameux module TruEdge qui se fixe sur le flanc gauche. Quelques vis et la clé Allen fournie suffisent, l’affaire est pliée en 5 minutes. La suite de l’installation suit la routine du secteur. Il reste à ancrer la station au sol, puis à connecter le robot en Bluetooth et en Wi-Fi.

Pour le relevé du terrain, la marque met en avant sa cartographie automatique. Nous lui avons d’abord préféré le pilotage manuel au joystick. Ce choix nous a semblé plus sûr pour notre plus grande zone aux contours irréguliers. La seconde, plus petite et mieux dégagée, en a en revanche bénéficié sans le moindre accroc. L’utiliser sur des zones réduites et aux contours francs reste donc tout à fait pertinent.

Test Ecovacs Goat A1600 LiDAR Pro rotofil bordures cartographie
© Fouad Bencheman – 01net.com

L’éditeur de carte se montre ensuite généreux. Il permet de fusionner, diviser ou renommer les zones, de tracer des passages, et de poser des zones interdites typées selon ce qu’elles protègent, des pierres de rocaille au mobilier de jardin.

Deux LiDAR qui ne perdent jamais le fil

L’an dernier, le Goat A1600 RTK réclamait encore, comme son nom l’indique, une antenne plantée dans un coin du jardin. Son successeur s’en passe totalement. Sur son capot, un dôme LiDAR se dresse, épaulé en façade par un second qui jauge les distances de près. Cette paire de capteurs reste encore peu courante, nombre de concurrents associant un LiDAR unique à plusieurs caméras.

Test Ecovacs Goat A1600 LiDAR Pro rotofil bordures LiDAR
Puisqu’il projette son propre laser, le LiDAR se moque de la luminosité. Le Goat A1600 LiDAR Pro se repère aussi bien en plein soleil qu’à la nuit tombée © Fouad Bencheman – 01net.com

Ici, le dôme rotatif cartographie l’environnement à 360 degrés, tandis que le LiDAR 3D-ToF frontal apporte une lecture de la profondeur de ce qui se présente devant le robot. C’est pour cette raison qu’Ecovacs revendique une précision de 2 centimètres. Sur notre terrain, cette finesse se traduit par une navigation au cordeau.

Le robot s’est toujours déplacé avec cohérence, y compris sous les arbres et le long des murs. De plus, il a relié nos deux zones de 586 et 77 mètres carrés en empruntant l’étroit chemin d’accès sans jamais mordre à côté. Une unique caméra frontale complète cette armada. Elle est chargée de reconnaître les objets qui se dressent devant les LiDAR, parmi plus de 200 catégories répertoriées.

Test Ecovacs Goat A1600 LiDAR Pro rotofil bordures LiDAR
© Fouad Bencheman – 01net.com

Dans les faits, le contournement frise ici aussi la perfection. Le robot longe le gravier de notre parking et esquive tout ce qui traîne, y compris les objets oubliés fortuitement dans le jardin. Les manœuvres sont si précises que nous avons plusieurs fois cru à la collision. Le robot s’arrête pourtant au ras, puis repart de biais sans jamais rien toucher.

Des roues qui manquent de poigne

Pour se déplacer, le Goat A1600 LiDAR Pro compte sur deux larges roues crantées motrices à l’arrière et deux petites roulettes folles à l’avant. Ecovacs annonce des pentes jusqu’à 50 % et le franchissement d’obstacles de 4 centimètres.

Sur le terrain, les petits creux et les déclivités modérées ne l’ont jamais effrayé. La terre humide rappelle en revanche rapidement ses 17,8 kilos. Tout comme la courte, mais raide, montée située derrière notre garage. Son gabarit le pénalise également dans les recoins serrés, où il lui arrive de multiplier les manœuvres pour se remettre dans le bon axe.

Test Ecovacs Goat A1600 LiDAR Pro rotofil bordures motricité
© Fouad Bencheman – 01net.com

C’est ici que l’absence de transmission intégrale se fait sentir. À ce niveau de gamme, le Mammotion Luba Mini 2 AWD 1000 (1 499 euros) et le Navimow i210 LiDAR Pro (1 599 euros) entraînent leurs quatre roues. Tous deux visent en revanche des surfaces plus réduites, jusqu’à 1 000 mètres carrés. Dans tous les cas, deux roues motrices supplémentaires n’auraient pas été du luxe sur ce Goat A1600 LiDAR Pro.

Une interface complète qui pense en zones

Outre sa lisibilité, la personnalisation de la tonte est certainement le plus grand atout de l’application Ecovacs Home. La vitesse, de 0,4 à 0,7 mètre par seconde, et l’angle des bandes s’ajustent indépendamment sur chaque zone. La hauteur de coupe se règle, elle aussi, avec une amplitude appréciable de 3 à 9 centimètres. Une option fait même pivoter le sens de tonte chaque semaine, perpendiculairement au passage précédent, afin d’éviter les ornières.

Le seuil d’évitement s’indexe quant à lui sur la hauteur d’herbe, le robot ignorant les objets sous 10 ou 15 centimètres selon le profil retenu, histoire de ne pas confondre une cohorte de pissenlits avec un obstacle. Il est même possible de définir des zones à faible évitement, où le robot coupe sa détection visuelle pour ne se fier qu’à son pare-chocs.

Ecovacs 1600 Lidar Pro Personnalisation Tonte.001
© Fouad Bencheman – 01net.com

La planification suit le même esprit, avec un calendrier hebdomadaire où chaque créneau s’étire à la main. Un mode rattrapage, à activer, reprend ensuite au créneau suivant toute tâche interrompue, la pluie étant la coupable habituelle. Le robot embarque d’ailleurs un capteur dédié qui déclenche son retour à la station.

Dernier atout de taille, le flux vidéo en direct. Il permet de vérifier ce qui se passe au jardin depuis le canapé, de reprendre la main au joystick si le robot signale un incident ou encore de déclencher un enregistrement vidéo. Tout ceci dépend toutefois du Wi-Fi domestique.

Une carte SIM à votre charge pour le module 4G

Le confort du retour vidéo du Goat A1600 LiDAR Pro s’arrête cependant là où finit votre box. Sur un terrain de 1 600 m², sans répéteur, le fond du jardin sort vite de portée du Wi-Fi domestique. Pour y remédier, Ecovacs vend un module cellulaire, facturé 150 euros.

Cependant, la carte SIM M2M, dédiée aux objets connectés, et le forfait qui vont avec restent à votre charge. Une approche assez anachronique quand la concurrence les intègre désormais.

Pour profiter du suivi antivol, de quelques commandes à distance et, disons, d’une heure de vidéo par mois, il faudra ajouter une petite dizaine d’euros mensuels. Nous parlons bien là d’une estimation, Ecovacs ne documentant nulle part la consommation de son flux vidéo.

Sur trois ans, module et forfait compris, la note approche donc 440 euros. C’est salé au regard de la concurrence. Mammotion vend le sien 99 euros avec trois ans de service inclus. Segway intègre pour sa part la 4G directement, avec une première année offerte puis 29,99 euros, soit une soixantaine d’euros sur la même période.

Un coupe-bordures inédit, avec son lot de contreparties

Sous le châssis, deux disques décalés portent chacun trois lames pivotantes, pour une largeur de coupe de 33 centimètres. C’est le plateau le plus ample passé entre nos mains cette saison. Et ce, loin devant les 22 centimètres du Navimow i208 LiDAR et les 19 centimètres du Mammotion Yuka Mini 2. Et le résultat est à la hauteur de cette générosité. La coupe est nette et les bandes régulières. De rares petits lopins peuvent échapper à la première salve. Dans tous les cas, le robot revient toujours terminer son ouvrage en fin de cycle.

Test Ecovacs Goat A1600 LiDAR Pro rotofil bordures motricité tonte double disques
© Fouad Bencheman – 01net.com

Venons-en à ce fameux coupe-bordures TruEdge. Première surprise, il ne se déclenche jamais pendant une tonte classique. C’est une tâche à part entière. La première façon de l’employer consiste à lui réserver un rendez-vous dans le calendrier, au même titre qu’une session de tonte.

Le module traite alors par défaut l’intégralité du contour cartographié. Un réglage supplémentaire, baptisé limite adaptative, se trace au doigt sur la carte. Ce dernier désigne les portions où le robot peut s’écarter du tracé pour coller à la séparation entre l’herbe et le reste.

La seconde consiste à prendre la main depuis l’application, en guidant le robot le long du tronçon à reprendre avant d’enclencher le fil. Nous avons préféré cette méthode. En effet, elle permet de faire grimper le robot sur les bordures franchissables et donc de raser au plus près. Le zéro millimètre promis par Ecovacs dépend donc entièrement de la typologie du bord.

Le long d’une terrasse de plain-pied ou d’une allée gravillonnée, le fil vient effectivement lécher la séparation. Dès qu’une marche ou une dénivellation de plus de 3 centimètres se présente, l’application réclame elle-même 10 centimètres de marge. Le compte n’y est donc pas tout à fait. La promesse tient toutefois globalement la route. Le travail est plus précis que tout ce que nous avons testé jusqu’ici. Il devient presque inutile de repasser derrière avec un coupe-bordures manuel. Néanmoins, cette réussite a un prix.

Test Ecovacs Goat A1600 LiDAR Pro rotofil bordures
© Fouad Bencheman – 01net.com

La besogne supplémentaire d’abord, puisque le contour réclame son propre passage et que le mode manuel suppose de rester derrière la machine. Le bruit ensuite. Avec 82 décibels annoncés, Ecovacs ne ment pas, son rotofil se fait franchement entendre. Pour ne pas vous fâcher avec le voisinage, réservez-lui plutôt un créneau en milieu de journée.

Une endurance décevante, sauvée par une charge express

Sur notre grande zone de 586 mètres carrés, il faut compter un peu plus d’une heure pour près de 190 mètres carrés couverts avant que le robot ne regagne sa station. Lors de notre test du Navimow i208 LiDAR, nous avions relevé 200 à 240 mètres carrés, pour un jardin pourtant limité à 800 mètres carrés.

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© Fouad Bencheman – 01net.com

Cette endurance contenue s’explique en partie par une batterie relativement modeste. Avec 96 Wh, le Goat embarque moins d’énergie que les 110 Wh du Navimow i208 LiDAR, alors qu’il entraîne deux disques de coupe sur une largeur totale de 33 centimètres. Pour un robot destiné à des surfaces atteignant 1 600 mètres carrés, le choix étonne.

Ecovacs compense heureusement par une recharge express. Cinquante minutes suffisent pour refaire le plein, là où notre Yuka Mini 2 restait immobilisé un peu plus de deux heures. Le Goat préfère donc multiplier les sessions courtes plutôt que s’éterniser sur la pelouse.

Test Ecovacs Goat A1600 LiDAR Pro rotofil bordures station de charge autonomie
© Fouad Bencheman – 01net.com

Rapporté aux 1 600 mètres carrés annoncés, le calcul donne plus de 8 cycles complets et près de seize heures, recharges comprises. Le résultat final n’a rien d’infamant, mais il ne concerne que la tonte. La coupe des bordures vient s’y ajouter, avec ses propres créneaux et sa propre consommation.

Prix et concurrence

En France, la cuvée 2026 d’Ecovacs compte quatre robots. Le Goat O600 RTK ouvre le bal avec une antenne (649 euros), tandis que les O1200 (999 euros), A1600 (1 499 euros) et A3000 LiDAR Pro (2 299 euros) s’en passent et embarquent tous le coupe-bordures TruEdge. Notre modèle du jour occupe l’avant-dernière marche, à 1 499 euros au lancement pour 1 600 m², derrière le vaisseau amiral de la marque, l’A3000 LiDAR Pro (2 299 euros).

Sur son segment, le Goat A1600 LiDAR Pro croise surtout la route de Segway. Le Navimow i215 LiDAR couvre 1 500 m² pour 1 399 euros et le i220 LiDAR grimpe à 2 000 mètres carrés pour 1 599 euros. Aucun des deux ne propose de coupe-bordures à fil.

Pour les terrains pentus, il faudra plutôt lorgner du côté du Mammotion Luba Mini 2 AWD (1 499 euros) et de sa transmission intégrale, au prix d’une surface ramenée à 1 000 mètres carrés.

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