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L’arnaque au péage se perfectionne : les arnaqueurs connaissent désormais votre voiture

Une nouvelle arnaque au péage utilise des e-mails et SMS frauduleux particulièrement crédibles, incluant des données personnelles des victimes. Les arnaqueurs se font passer pour des sociétés d’autoroute et incitent à cliquer sur un lien pour régulariser un faux péage impayé.

Entre la généralisation des péages en flux libre, le début de l’été et la multiplication des départs en vacances, l’arnaque au péage revient en force, et cela sous une forme particulièrement pernicieuse. En effet, les e-mails et SMS frauduleux sont désormais bien plus crédibles, puisqu’ils incluent dans certains cas le nom de la victime, sa plaque d’immatriculation ou encore le modèle de son véhicule. Si les sommes réclamées pour régler un prétendu péage impayé dépassent rarement une dizaine d’euros, les arnaqueurs peuvent parvenir à vider le compte de la victime.

Un faux péage impayé, de vraies données confidentielles sur la victime

Cette arnaque débute par un e-mail ou un SMS ayant comme objet : « Régularisation requise ». Les arnaqueurs usurpent l’identité de sociétés d’autoroute, comme Ulys, le service de télépéage de Vinci Autoroutes, et reprennent leur logo et leur charte graphique. Le message frauduleux fait état d’un montant à payer au plus vite pour un péage oublié ou une méthode de paiement non fonctionnelle : « Votre badge Ulys a bien été détecté, mais le prélèvement automatique a échoué ». On retrouve par ailleurs un bouton « Régulariser mon paiement », ainsi qu’un petit montant à payer qui varie entre 6 et 10 euros. Face à ce montant dérisoire, la victime sera alors tentée d’appuyer sur le prétendu bouton de régularisation de paiement afin de ne pas se retrouver par la suite avec des pénalités de retard conséquentes. Mais ce bouton constitue le cœur de l’arnaque. En réalité, il redirige vers un site programmé pour enregistrer les données confidentielles saisies par la victime. Au final, le compte de cette dernière ne sera pas débité d’une dizaine d’euros, mais d’un montant bien plus important. 

Arnaque Peage
© Source : Facebook

Mais cette arnaque va désormais encore plus loin en intégrant dans certains cas le nom de la victime, sa plaque d’immatriculation ou encore le modèle de son véhicule. Face à ces véritables informations, la victime peut alors penser qu’elle a affaire à une vraie société d’autoroute. En réalité, les arnaqueurs se sont tout simplement servis de bases de données constituées à la suite de fuites de données.

Comment se prémunir face à ce type d’arnaque ? 

Comme toujours, il est important de ne pas céder aux coups de pression et aux menaces de majorations en cas de non-paiement. Pour rappel, nous disposons de 72 heures après un passage sous un portique de péage en flux libre pour régler le montant dû. Prenez toujours le temps de réfléchir, même si la somme mise en avant est dérisoire. Accordez notamment de l’attention à l’adresse e-mail de l’expéditeur et à la mise en page. Si vous avez un quelconque doute, rendez-vous sur votre compte personnel de la société d’autoroute mentionnée afin de vérifier s’il y a bien un montant à payer ou non. Afin d’éviter tout désagrément, il est aussi possible de se munir d’un badge de télépéage, qui automatise le règlement sans démarche active. Attention toutefois : posséder un badge ne protège pas des tentatives de phishing, les escrocs ciblant aussi les abonnés en prétextant un rejet de leur prélèvement mensuel.

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Source : Le Républicain Lorrain