Free a fait sa grande annonce d’un forfait tout illimité ce mardi 31 mars 2026, le forfait Free Max à 29,99 euros par mois et 19,99 mois pour les abonnés Freebox. Il va sans dire que l’annonce fait l’effet d’une petite bombe tant ce type de forfait n’existe tout simplement pas pour le moment.
Comme toujours, lorsqu’une marque annonce du tout illimité, il faut regarder les petites lignes pour voir quelles sont les limites de l’offre. Avec de l’illimité, tout le monde se doute qu’il y aura des abus et l’opérateur doit fixer un cadre pour éviter de se retrouver en porte-à-faux si cela arrive.
Voyons donc les rares limites du forfait Free Max.
Est-ce qu’on peut l’utiliser à l’étranger sur le long terme ?
La réponse est plutôt non. Dans sa brochure tarifaire sur les forfaits mobiles, mise à jour le 31 mars 2026 pour l’occasion, Free détaille en page 29 les choses suivantes :
- Une consommation et une présence plus élevées en Europe et dans les DOM qu’en France métropolitaine pendant une période de quatre mois consécutifs, pouvant
donner lieu à facturation au tarif indiqué dans les grilles tarifaires ci-dessous 15 jours après notification et si l’abonné n’a pas modifié ses usages dans ce délai de 15 jours ; - Une inactivité prolongée d’une carte SIM / eSIM en France métropolitaine, associée à une utilisation très fréquente, voire exclusive en Europe et DOM,
pouvant donner lieu à facturation au tarif indiqué dans les grilles tarifaires ci-dessous 15 jours après notification et si l’abonné n’a pas modifié ses usages dans ce délai de 15 jours ; - Une consommation plus élevée à l’étranger (hors Europe et DOM) qu’en France métropolitaine pendant une durée prolongée pouvant donner lieu à
facturation au tarif indiqué dans la grille tarifaire ci-dessous.
Traduction : dans le cas numéro 1, si vous utilisez davantage votre SIM en Europe et dans les DOM pendant 4 mois consécutifs, Free vous préviendra qu’ils estiment qu’il s’agit d’un usage abusif et vous disposerez de 15 jours pour ajuster le tir. Après quoi, vous vous retrouverez avec un prix des données au Mo prohibitif.

Il en va de même, dans le cas numéro 3, si Free s’aperçoit que vous consommez davantage à l’étranger qu’en France, même en dehors d’une période de quatre mois consécutifs. On imagine que ce cas a été posé pour régler les litiges et poser un cadre plus flou.
Vous subirez les mêmes contraintes si Free s’aperçoit que vous n’utilisez votre carte SIM qu’à l’étranger et jamais en France. C’est le cas numéro 2 évoqué plus haut.
Utilisation par les transfrontaliers
Autre question qu’on pourrait se poser : est-il possible de s’abonner à Free si vous habitez proche de la frontière avec la France ? Comme on l’a vu plus haut, si vous ne vous rendez jamais en France, cela ne pourra pas fonctionner au long terme. En revanche, si vous travaillez en France et passez donc beaucoup de temps sur le territoire couvert par Free, alors cela semble possible.
En effet, les Conditions générales d’abonnement de Free Max n’imposent pas de vivre en France à proprement parler. Le texte dispose : « Pour souscrire au Service, l’abonné doit pouvoir justifier d’un lien stable en France métropolitaine et être titulaire d’une adresse
email valide ». Sans doute que l’adresse d’une entreprise domiciliée en France pourrait donc suffire. Cela nous a d’ailleurs été confirmé par le Directeur général de Free sur place lors de l’annonce : ce forfait s’adresse complètement aux transfrontaliers.
Partout en Europe, vraiment ?
Free avance que son forfait Free Max est disponible partout en Europe en illimité, mais existe-t-il quelques petites exceptions ?

D’après nos vérifications, nous n’en avons pas trouvé. La Suisse, la Russie ou encore le Royaume-Uni, le Liechtenstein, la Norvège, l’Islande ou l’Ukraine, sont bien de la partie.
Retrouvez la liste complète des destinations incluses dans le forfait Free Max.
Des limites tout à fait acceptables
Voilà, pour l’heure, c’est ce que nous avons relevé. Soyons honnêtes : les limites posées par Free sur son offre sont plus qu’acceptables.
L’Europe est presque couverte dans son intégralité, le besoin de justifier d’un lien fort en France semble raisonnable, puisque Free ne veut pass concurrencer ses partenaires européens qui lui permettent de profiter d’un roaming à un prix correct, et il en va de même pour la limite de l’utilisation à l’étranger, qui vous laisse quand même abuser pendant quatre mois potentiellement.

Reste la question d’un éventuel débit bridé si un utilisateur consomme trop de Go. Là-dessus Free a été clair lors de la présentation, la question a pu être posée à des responsables sur place qui insistaient sur le caractère illimité.
On aura beau chercher la petite bête dans cette histoire, il n’est donc pas certain qu’on la trouve.
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