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Chaos chez Meta : le plan de Mark Zuckerberg sème la pagaille dans l’entreprise

Le chaos règne chez Meta. Tandis que Mark Zuckerberg opère un changement radical pour réduire les coûts, ses équipes, démotivées par les licenciements, se retrouvent incapables de faire leur travail…

Progressivement rattrapé par la crise économique, Meta a été contraint de prendre des mesures fortes pour réduire les coûts. Le géant de Menlo Park a licencié 13 % de son personnel en 2022, soit 11 000 employés, à des niveaux différents de l’entreprise. En parallèle, Meta a retardé, voire annulé, plusieurs projets d’ampleur, dont ses premières lunettes pour la réalité augmentée et sa montre connectée dédiée au métavers.

Nouvelle vague de licenciements

Alors que les revenus de Meta s’effondrent, Mark Zuckerberg, PDG et fondateur du groupe, s’est engagé à rationaliser les dépenses dans les mois à venir. Le dirigeant a évoqué 2023 comme « l’année de l’efficacité ». Dans cette optique, Meta prépare « une nouvelle série de suppressions d’emplois », rapportent nos confrères du Financial Times.

Relayant les informations de deux employés du groupe, le média révèle que Meta prévoit à nouveau de congédier une partie de ses salariés dès le mois prochain. En ce moment, la société examine en effet à la loupe le rendement de ses équipes. Meta cherche vraisemblablement à déterminer quels sont les employés qui doivent quitter l’organisation en priorité.

À lire aussi : un ancien cadre de Meta fustige la folie dépensière de Mark Zuckerberg

Un manque d’efficacité

Apparemment, l’ambitieux plan de Mark Zuckerberg pour redresser la barre provoque des dysfonctionnements dans le fonctionnement de l’entreprise. Alors que Meta opère un changement radical de stratégie, le bouclage du budget de plusieurs équipes a été considérablement retardé. Certains budgets, généralement approuvés avant la fin de l’année, sont toujours en suspens. Le nombre de personnes allouées à certaines initiatives est donc encore inconnu des décisionnaires. Sans l’aval des responsables, ils sont dans l’incapacité de planifier le travail des prochains mois.

Attendant le feu vert de la hiérarchie, certains managers se retrouvent contraints de se tourner les pouces… C’est notamment le cas dans des domaines épinglés comme prioritaires par Meta, comme le métavers et la publicité en ligne, qui représente l’essentiel des revenus de la firme. Des employés, interrogés par le Financial Times, regrettent ce manque aberrant d’efficacité :

« L’année de l’efficacité commence avec un groupe de personnes qui sont payées pour ne rien faire ».

Soucieux de revoir la manière dont l’entreprise est hiérarchisée, Mark Zuckerberg a commencé à réduire le nombre de managers. Meta a demandé à plusieurs personnes occupant des postes à responsabilité d’abandonner leurs fonctions pour devenir des contributeurs individuels. Ce changement signifie que les anciens responsables n’ont plus d’équipe sous leurs ordres.

Ces modifications ont également contribué à ralentir, du moins temporairement, la prise de décision dans l’entreprise. Paradoxalement, Mark Zuckerberg espérait justement accélérer le fonctionnement de sa société en supprimant les postes à responsabilité.

« Nous travaillons à aplatir notre structure d’organisation et à supprimer certaines couches de la direction intermédiaire pour prendre des décisions plus rapidement », déclarait Mark Zuckerberg début du mois.

Dans ce contexte compliqué, où plane l’ombre de futurs licenciements, les salariés de Meta sont « démotivés et démoralisés », révèlent plusieurs témoignages. Momentanément désorganisé, le géant californien va-t-il parvenir à relever les défis qui profilent à l’horizon, notamment du côté du métavers ?

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Source : Financial Times


Florian Bayard
Votre opinion
  1. “…Ce changement signifie que les anciens responsables n’ont plus d’équipe sous leurs ordres.” Licensiements, management réduit, accélération forcée: ça nous rappelle quelque chose et il n’y a même pas si longtemps de celà. Espérons que Meta ne se démonte pas comme l’a fait Twitter!

  2. Si c’est la pagaille avec 11%, imaginez ce que ça peut être en supprimant 30,5%. Imaginez l’impact pour les clients si soudainement toutes les fonctions de l’équipe (ventes, ingénieurs, support) qui supportent le produit SaaS qu’ils utilisent sont sabrées parce que la présence en France, ça coûte trop cher (c’est moins cher en Espagne et en Irlande).
    Je fais cela chez CommerceHub.

  3. Pourquoi “espérerons” ? J’espère bien au contraire que cette entreprise de lobotomie planétaire pour moutons consentants va s’écrouler à jamais.

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