Passer au contenu

Cette « Steam Machine » espagnole grille Valve et rivalise avec la PS5 Pro

Valve fait attendre sa Steam Machine depuis six mois. Un développeur basé en Espagne a décidé de ne plus patienter, et le résultat fait mal.

Rodrigo Sedano, le créateur de l’outil d’émulation EmuDeck (qui simplifie la configuration d’émulateurs sur Steam Deck et autres consoles portables Linux), commercialise depuis quelques jours un PC de salon compact baptisé Playnix. Cette machine tourne sous Linux et embarque un GPU AMD Radeon RX 9060 XT. De quoi faire tourner des jeux AAA en 4K à 60 images par seconde. Le tout tient dans un boîtier imprimé en 3D à peine plus grand qu’une Xbox Series S.

Que cache la Playnix sous son châssis en 3D ?

La fiche technique ne ressemble pas à celle d’un projet artisanal. Le processeur est un AMD Ryzen 5 5500 à six cœurs cadencé à 3,5 GHz. Il est épaulé par 16 Go de RAM DDR4-3200 en dual-channel et un SSD NVMe de 512 Go. Un second slot NVMe reste libre pour augmenter le stockage. La carte graphique, une RX 9060 XT dotée de 16 Go de VRAM GDDR6, constitue le vrai argument de vente. Elle prend en charge le FSR Redstone d’AMD, une technologie d’upscaling proche du DLSS en termes de rendu. Le principe reste le même : rendre le jeu à résolution réduite, puis le rehausser en 4K sans effondrer la fluidité.

Un Youtubeur qui a pu mettre la main sur une unité du premier lot en a profité pour faire quelques benchmarks. Cyberpunk 2077 tourne effectivement en 4K à 60 images par seconde avec des réglages graphiques modérés et l’upscaling activé. Le refroidissement est assuré par des ventirads Noctua et Thermalright, deux références dans le domaine. Côté connectique, la Playnix aligne Wi-Fi 6E, Bluetooth 5, HDMI 2.1, DisplayPort 2.1 et un port USB-C 3.1. Une manette 8BitDo Ultimate 2 est fournie dans le carton.

Playnix Emudeck Project
Produite en petite quantité, la Playnix a rapidement été victime de son succès. © Rodrigo Sedano

Le système d’exploitation, PlaynixOS, repose sur Arch Linux (la même base que SteamOS) et démarre directement sur Steam en mode Big Picture. L’expérience ressemble donc à celle d’un Steam Deck branché sur un téléviseur. Les utilisateurs qui préfèrent peuvent installer SteamOS, Bazzite ou même Windows.

Faut-il attendre la Steam Machine ou foncer ?

La Playnix coûte 1 139 €, soit 239 € de plus qu’une PS5 Pro à 900 €. La comparaison s’arrête là. Contrairement à la console de Sony, la Playnix est un PC ouvert. La RAM et le stockage sont remplaçables. Le GPU discret surpasse l’APU semi-custom qu’AMD prépare pour la Steam Machine de Valve. Cet APU combine processeur et puce graphique sur une seule puce, avec des performances attendues inférieures.

Le hic, c’est l’échelle. La Playnix reste un projet passion. Le châssis sort d’une imprimante 3D, la production se compte en dizaines d’unités, et le premier lot est déjà épuisé. Rodrigo Sedano n’est ni Sony ni Valve. Pour un produit industriel dans le même esprit, le Minisforum AtomMan G1 Pro embarque un Ryzen 9 8945HX et une RTX 5060. Comptez 1 440 € et une compatibilité Linux qui pèche.

Microsoft prépare de son côté un « Xbox Mode » intégré à Windows 11 pour transformer n’importe quel PC en console de salon. Valve, elle, n’a toujours communiqué ni prix ni date pour sa Steam Machine. Bien qu’on ne s’attende pas à la voir affichée au même prix que la Playnix, la pénurie mondiale de mémoire, alimentée par la demande des centres de données IA, ne devrait pas arranger la facture finale.

👉🏻 Suivez l’actualité tech en temps réel : ajoutez 01net à vos sources sur Google, et abonnez-vous à notre canal WhatsApp.

Source : Playnix/Rodrigo Sedano