Microsoft a annoncé avoir terminé le déploiement mondial de TomTom Orbis Maps dans Bing Maps. Le chantier avait démarré en juin 2025. Neuf mois plus tard, la majorité des adresses de Bing Maps provient désormais de la plateforme Orbis.
Plus d’un milliard de requêtes, une base de données entièrement renouvelée
TomTom Orbis Maps repose sur un standard cartographique commun. Il combine les données de l’Overture Maps Foundation, d’OpenStreetMap, de partenaires tiers et des propres capteurs de TomTom. Le tout forme un jeu de données mis à jour en continu.
Microsoft n’a pas tout basculé d’un coup. L’approche a été progressive, région par région. L’Europe a servi de terrain d’essai, là où la densité des données Orbis offrait les gains les plus nets. Chaque phase suivait le même processus : ingestion des nouvelles adresses, comparaison de la couverture et de la précision avec l’ancienne base. La mise en production n’intervenait qu’après validation complète.
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Le blog de Bing Maps donne un exemple concret. À Belgrade, une recherche sur le Microsoft Development Center renvoyait auparavant une adresse voisine, au numéro 6. Avec Orbis, la même requête mène désormais au bon bâtiment, au 6a. Des améliorations que les utilisateurs retrouvent dans Bing Maps, dans la recherche Bing et dans Copilot. Azure Maps en bénéficie aussi côté API.

La recette qu’Apple utilise depuis des années
Si Bing fait le pari de données externes pour rester dans la course, d’autres ont fait ce choix depuis des années. Depuis 2018, Apple a progressivement reconstruit son service cartographique en combinant données propriétaires, OpenStreetMap et TomTom. Le résultat a transformé un service moqué à son lancement en un concurrent crédible de Google Maps. Microsoft emprunte la même voie. L’Overture Maps Foundation, dont Microsoft est cofondateur aux côtés d’Amazon, Meta et TomTom, incarne ce pari sur les standards ouverts.
Mais le vrai bénéficiaire de cette migration n’est pas Bing Maps, c’est Copilot. L’assistant IA de Microsoft s’appuie sur les données cartographiques pour répondre aux requêtes locales. Des adresses plus précises et une couverture mondiale plus large améliorent directement la qualité de ses réponses. Le chantier n’est pas terminé. Microsoft continue d’intégrer d’autres couches de données Orbis pour affiner la qualité. Rattraper Google Maps reste un objectif ambitieux. Mais au moins, la fondation est posée. Reste à savoir si les utilisateurs de Bing Maps sont assez nombreux pour s’en apercevoir.
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Source : Blog Bing/Microsoft

