Depuis quelques jours, les réseaux sociaux relaient massivement les visages éclairés du commandant Reid Wiseman et de la spécialiste Christina Koch. Les métadonnées des fichiers numériques révèlent que ces images ont été immortalisées grâce au capteur avant de 18 Mpx de leur iPhone 17 Pro Max. Le smartphone d’Apple a été certifié en février dernier pour une utilisation prolongée en orbite, à condition de rester en mode avion strict sans aucune application tierce.
Notons quand même que les photos ne sont pas brutes et ont subi un passage par le logiciel Adobe Lightroom avant leur diffusion publique, comme en témoignent les métadonnées EXIF. Les équipes au sol ont très probablement ajusté légèrement l’exposition et le cadrage.

Un cratère lunaire photographié en direct
L’équipage a également testé cet appareil lors du survol final de la face cachée de la Lune. Afin d’éviter les reflets sur les vitres blindées, les astronautes ont plongé la cabine du vaisseau Orion dans l’obscurité. En plein direct vidéo, le commandant s’est approché de la caméra pour dévoiler l’écran de son téléphone. Il venait d’y capturer une vue détaillée du grand cratère lunaire Chebyshev grâce au zoom numérique de son smartphone. Selon 9to5Mac, l’astronaute a capturé cette image en utilisant le zoom x8 de l’iPhone.
Astronaut Reid Wiseman captured this stunning image of the Moon using nothing more than an iPhone 17 Pro.
the same camera that fits in your pocket. pic.twitter.com/mZevaDhhIT
— Earth (@earthcurated) April 6, 2026
Cette initiative valide la nouvelle stratégie de communication de la Nasa résumée par son administrateur Jared Isaacman : « C’est la première fois que nous autorisons nos astronautes à voler avec les derniers smartphones pour documenter leur aventure de manière plus intime. »
Une dernière « mission » pour le Nikon D5
L’utilisation du dernier modèle de la marque californienne contraste de manière amusante avec le reste de l’équipement vidéo du vaisseau. Pour filmer le vide cosmique depuis l’extérieur de la capsule spatiale, les ingénieurs américains s’en remettent à une caméra d’action GoPro Hero 4 Black sortie en 2014. Dans le même temps, le reflex Nikon D5 vieux de dix ans démontre qu’il a encore de très beaux restes lors de cette mission.

Bien que l’équipage dispose aussi d’un récent Nikon Z9 embarqué in extremis, c’est bien le reflex de 2016 qui réalise la plupart des images publiées par l’agence. Les caractéristiques du D5 en font toujours une valeur sûre pour conquérir l’obscurité spatiale, grâce à sa sensibilité hors normes. Ce décalage étonnant entre un smartphone luxueux et des technologies vieilles de plus d’une décennie restera l’une des anecdotes notables de cette odyssée. Pour la future mission Artemis III, c’est bien un boîtier Z9 modifié avec un lourd blindage thermique qui sera l’appareil officiel.
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