Le Computex, le salon des nouvelles technologies de Taïwan, commence à peine qu’un produit sort du lot. Il s’agit de l’Atlas 8 d’Acer, une console portable sous Windows, de type « handheld », à priori classique… à deux détails près. Le premier, c’est sa puce, la toute fraîche Intel Arc G3. Le second : son prix puisque la console portable d’Acer devrait être affichée à moins de 1 000 euros.
Lors d’une première prise en main en marge du Computex, nous avons pu découvrir de plus près la première console portable propulsée par un Intel Arc G3, mais aussi en savoir un peu plus sur sa version la plus attendue, la moins chère.
En effet, lors de son annonce, la marque avait surtout communiqué sur sa version la plus poussée, celle dotée de la puce G3 Extreme, de 24 Go de RAM, d’1 To de stockage et d’une batterie de 80 Wh. Or, cette version musclée devrait avoisiner les 1 500 euros.

De nombreux points communs sur la fiche technique
Bien entendu, pour proposer une version 500 euros moins chère, il convient de faire des compromis. À l’heure de comparer les fiches techniques, ils semblent mesurés. Car l’essentiel est préservé.
En effet, parmi les points communs entre les deux modèles, il y a l’écran. Un affichage de 8 pouces au format 16:10 (1 920 x 1 200) et à technologie LCD. L’absence d’OLED n’empêche pas Acer d’annoncer un taux de rafraîchissement de 120 Hz, un pic lumineux à 500 nits ou encore la compatibilité avec le VRR. Cet écran protégé d’un filtre Gorilla Glass Victus est multi-touch jusqu’à 10 points.

À l’intérieur, on retrouve aussi une base commune, notamment sur le GPU (Arc B390) mais surtout une première en matière de refroidissement sur le segment. En effet, Acer explique que l’un des deux ventilateurs intégrés à sa machine dispose de pales métalliques (89 pales de 0,1 mm seulement), comme sur certains PC portables gaming. L’Atlas 8 sera la première console portable à en être équipée, même sur sa version la plus accessible. Cette technologie permettrait d’améliorer l’efficience du refroidissement de 10 %.
Des différences majeures
Si l’essentiel est préservé, où se situent les différences ? Dans la puce déjà. La version à 999 euros devra se contenter de la version basique de l’Intel Arc G3. Seule la version Premium embarquera la G3 Extreme.
Elle sera également limitée en matière de RAM et de stockage avec 16 Go d’un côté et 512 Go de l’autre. Idem côté batterie avec une version plus compacte de 60 Wh. Toutefois, cette dernière concession donne un avantage de poids à la version « pas chère ». Celle-ci pèsera 40 g de moins (770 g contre 810 g avec la batterie de 80 Wh).
Première prise en main
Les quelques minutes que nous avons passées à jouer au dernier Forza Horizon 6 ne nous permettent évidemment pas d’avoir un avis tranché sur les performances de la puce d’Intel. Il faudra pour ça en passer par les bancs d’essai du 01lab, mais aussi par des sessions de jeu plus intenses.

Pour l’instant, difficile de dire si l’Acer Predator Atlas 8 peut vraiment rivaliser avec la ROG Ally, mais les premières impressions sont plutôt encourageantes (même si la présence de Windows, matinée de Predator Sense pourra en rebuter certains). Pourquoi ? Parce que la prise en main est particulièrement bien pensée, que la console ne fait pas vraiment son poids et qu’on s’imagine enchaîner les sessions de jeu (dans la limite imposée par son autonomie).
En revanche, il y a un point qui parait déjà rédhibitoire ou presque. La croix multidirectionnelle plastique pourrait encore passer, mais la présence de joysticks à potentiomètres est, elle, inexplicable. Ou plutôt si, elle s’explique par le souhait d’Acer de faire baisser la facture. Or ce choix a été appliqué sur les joysticks mais pas sur les gâchettes à double mode qui permettent de modifier la course. Du côté d’Acer, on explique qu’il y a « encore une marge d’évolution possible », sous-entendue pour des prochaines versions. Mais en 2026, avoir fait l’impasse sur des sticks à effet Hall, sur un produit à 1 000 euros, est plus qu’un choix discutable, c’est une faute.
👉🏻 Suivez l’actualité tech en temps réel : ajoutez 01net à vos sources sur Google, et abonnez-vous à notre canal WhatsApp.

