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Avec 649 km d’autonomie, cette petite Audi électrique réussit l’impossible sans grossir ses batteries

La future Audi A2 e-tron trace sa route avec une autonomie allant jusqu’à 649 km, ce qui constitue un record dans la catégorie. Ses batteries n’ont pourtant pas forci par rapport à celles de la Volkswagen ID.3 Neo. Quelle est donc l’astuce ?

La fiche technique est implacable : l’Audi A2 e-tron revendique jusqu’à 649 km d’autonomie alors que sa cousine la Volkswagen ID.3 Neo bloque à 630 km sur une charge. Les deux modèles partagent pourtant les mêmes capacités de batterie. Les Anneaux sont partis gratter leurs kilomètres en plus via de multiples optimisations portant sur les moteurs, les batteries et l’aérodynamisme.

APP350 : le nouveau moteur secret d’Audi

Cela commence par le nouveau bloc électrique APP350. Logé dans le train arrière multibras du véhicule, l’ensemble conserve une architecture à aimant permanent qui a été affinée. Le bobinage du stator est par exemple passé d’une configuration en étoile à une configuration en triangle. Le dispositif a aussi été retravaillé pour permettre un meilleur couple à bas régime. De cela découlent un agrément de conduite supérieur et une consommation en baisse.

Quand l’aérodynamisme devient une arme fatale

La transmission adopte d’autre part une huile à faible viscosité, un carter d’huile positionné en partie supérieure et des dents d’engrenages adoucies afin de réduire les pertes par friction. Côté aérodynamisme, l’A2 e-tron joue sa plus grosse carte avec un travail approfondi dans le domaine. Ses jantes d’abord proposent un style assez plein pour limiter au maximum les turbulences.

Des pneus et des jantes pensés au millimètre

Ensuite, les pneus ont été minutieusement choisis pour leur efficacité : la transition entre la gomme et la jante est la plus fluide possible, le lettrage sur le flanc a été optimisé, la résistance au roulement a été minimisée et leur pression a été augmentée pour réduire le contact au sol. La silhouette est plongeante à l’instar de l’A2 originelle. Des écopes ont été spécialement aménagées pour permettre l’écoulement de rideaux d’air.

Audi A2 E Tron (1)
© Audi

Un châssis minutieusement dessiné

Les volets de la calandre sont par ailleurs pilotés afin de refroidir la chaîne de transmission à la demande. Les soubassements sont entièrement carénés avec des éléments aérodynamiques au niveau des passages de roues et des suspensions. Le but est toujours de contenir les turbulences. Au chapitre de la batterie, notons des cellules directement intégrées dans le pack permettant de faciliter leur refroidissement.

Une gestion thermique optimisée pour la charge

Ce dernier autorise une gestion de la température nettement plus fine lors de la charge. Celle-ci s’établit à 105 kW en courant continu DC pour la batterie de 58 kWh. Cela peut sembler peu, mais Audi promet une courbe de charge stable. De fait, le temps de recharge devrait rester raisonnable malgré la plateforme en 400 V. La nouvelle Audi A2 e-tron sera présentée avant la fin de l’année.

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