En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d’intérêts.FERMER  x
Pour en savoir plus et paramétrer les cookies...
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d’intérêts.FERMER  x
Pour en savoir plus et paramétrer les cookies...
Actualité informatique
Test comparatif matériel informatique
Jeux vidéo
Astuces informatique
Vidéo
Télécharger
Services en ligne
Forum informatique
01Business
Applis, logiciels
Produits
Télécoms
Sécurité
Culture, médias
Politique, droits
Technos
Buzz, société
Jeux
Science, recherche

La saisie semi-automatique de Google, épinglée par la justice allemande

Selon la Cour de justice fédérale, les termes proposés par l’algorithme de Google peuvent porter préjudice aux particuliers et aux entreprises. Le géant du Net devra donc, le cas échéant, supprimer les suggestions qui fâchent.

laisser un avis
La fonction Google Suggest
Les juristes de Google ont perdu une importante bataille en Allemagne. Dans un jugement rendu aujourd’hui, 14 mai, la Cour de justice fédérale a estimé que la fonction du moteur de recherche Google qui permet une saisie semi-automatisée des recherches, peut porter préjudice aux particuliers et aux entreprises. Lorsqu’un internaute entre une requête, cette fonction suggère une série des mots-clés, aux connotations parfois négatives. Ce qui porte atteinte aux droits des personnes ou entités visées.
La haute juridiction allemande avait été saisie de la plainte d'une société de vente de compléments alimentaires et de produits cosmétiques basée en Allemagne et de son PDG fondateur. Ils déploraient qu'en saisissant le nom de ce dernier dans le moteur de recherche Google Allemagne (google.de), celui-ci avait suggéré aux internautes d'y associer les mots-clés « scientologie » et « escroquerie ».  

Des suggestions basées sur les internautes

Jusqu’à présent, la ligne de défense des juristes de Google a été de dire que cette association n’était pas une affirmation en soi, mais qu’elle résultait simplement du comportement des internautes. Si le nom du PDG est associé au mot « scientologie », c’est parce que beaucoup d’internautes effectuent ce type de recherche. Mais cela ne veut pas dire que cette personne fait partie de cette secte, ou supposé de l’être. Bref, il s’agirait juste du résultat objectif d’un algorithme.
Mais, la Cour fédérale n’a pas été de cet avis. Elle estime que cette association de mots-clés ne donnait pas seulement une indication sur les recherches des internautes, mais induisait aussi une idée négative sur le fond qui peut porter préjudice (M. Untel fait partie de la scientologie, M.Untel est un escroc). Ce type d’association est donc à proscrire.
Google devra-t-il donc changer, voire supprimer cette fonction de saisie semi-automatique ? Non, car la Cour de justice fédérale ne reproche pas à Google d’avoir élaboré ce type d’algorithme. Elle lui reproche de ne rien faire quand il y a un problème. Selon la haute juridiction, Google n’aura pas besoin de vérifier à priori si toutes les associations de mots-clés sont conformes aux droits des personnes. Mais il sera tenu pour responsable si des individus ou des entreprises lui demandent de supprimer une association au motif que cela leur porte préjudice.

Modification à postériori

Le géant du Net devra donc mettre en place toute une procédure permettant de recevoir et analyser ce type de demandes et, le cas échéant, supprimer l’association qui fâche, un peu comme dans une modération à postériori dans un forum. Une telle procédure ne sera pas simple à mettre en place, surtout si les demandes sont nombreuses. Il faudra prévoir une équipe de juristes pour analyser les demandes et un moyen technique pour modifier, au coup par coup, la fonction de saisie automatique. Un porte-parole de Google Allemagne s’est d’ailleurs dit « déçu » de cette décision de justice.
En France, cette fonction a également créé de nombreux contentieux. En 2009, Direct Energie a gagné contre Google qui a dû supprimer l’association « direct energie arnaque ». En 2011, la cour d’appel de Paris avait confirmé la condamnation de Google pour « injures publiques » à l’encontre d’une société lyonnaise. Plus récemment, l’UEJF avait assigné en justice Google pour des associations liées au mot « juif ».
envoyer
par mail
imprimer
l'article
@01net sur
à lire aussi
SUR LES MÊMES THÈMES
Amazon concurrencerait Google dans la publicité en ligne
Google met la main sur JetPac, une application de « city guides »
Google s’introduit dans les salles de classe
Test de l'Awox StriimCast SC-W : l'alternative peu convaincante au ChromeCast (vidéo)
Google va investir 100 millions de dollars dans les startups européennes
01 Replay : Oracle, fuite de données, qualité des réseaux 3G, revivez l'actualité de la semaine
JTech 191 : Google I/O, montre Withings, Samsung Galaxy Tab S et photophones (vidéo)
01LIVE HEBDO #21 : montres connectées, opérateurs mobiles, French Tech (vidéo)
Au fait, c’est quoi Google I/O ?
Emission spéciale keynote Google I/O (vidéo replay)
Google choisit pour vous vos prochaines vacances
Google veut donner plus de visibilité aux PME sur le web
Google accusé de position dominante par 400 acteurs de l'internet
Vidéo du jour - Quelles sont les meilleures tablettes ? Voici notre sélection
Exclu 01netTV : nouvelle box SFR avec la domotique intégrée au mois de juin (vidéo)
Projet Ara, le smartphone modulable de Google commence à prendre corps
Cloud : Apple est le bon élève vert, Twitter et Amazon portent le bonnet d’âne
Google lancera bientôt son Google Bike, un vélo autonome
Un tribunal japonais condamne Google pour une saisie semi-automatique diffamante