Google rappelé à l'ordre par les Cnil de dix pays
Plusieurs instances de protection de la vie privée interpellent officiellement la firme après le lancement controversé de son service Buzz.
En février dernier, Google recevait un courrier de remontrance de la part du G29, le groupe de travail rassemblant la Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil) française et ses homologues européennes. Motif : les originaux des photos floutées sur Google Street View sont conservés trop longtemps par le moteur de recherche. Ce mois-ci, c'est Google Buzz qui chiffonne la Cnil et d'autres institutions similaires. La firme a donc reçu une nouvelle lettre collective, au moment même où son ingénieur en chef chargé de la confidentialité essaie de donner une meilleure image de Google sur le sujet sensible des données personnelles.
Le 20 avril, la Cnil participait à Washington à un sommet de l'International Association of Privacy Professionals, une organisation regroupant les autorités de protection des données de nombreux pays. A cette occasion, neuf des participants (1) ont dévoilé le courrier qu'ils avaient adressé à Google. « Nous avons été troublés par le lancement récent de votre application de réseau social Buzz, qui a été fait dans le mépris des normes et des lois fondamentales en matière de protection de la vie privée », écrivent-ils.
« Pouvoir contrôler l'utilisation des données personnelles »
Le service créait en effet automatiquement un réseau d'amis comprenant les internautes avec lesquels l'utilisateur de Buzz correspondait le plus par Gmail. Et ce sans informer qui que ce soit ni demander le consentement des uns ni des autres.
Pour la Cnil, il s'agit d'une « atteinte au principe fondamental et mondialement reconnu de protection de la vie privée, selon lequel les personnes devraient pouvoir contrôler l'utilisation de leurs données personnelles ». Dans les faits – devant la polémique qui n'a pas eu besoin de la Cnil pour enfler –, Google avait fait machine arrière. Mi-février, il a stoppé la mise en relation automatique des internautes et a procédé à d'autres ajustements.
Mais ce courrier de remontrance est aussi un message d'alerte adressé à d'autres entreprises susceptibles de proposer de tels services et fondant leur activité sur les données personnelles – d'aucuns penseront à Facebook…
(1) L'Allemagne, le Canada, l'Espagne, la France, l'Irlande, Israël, la Nouvelle-Zélande, les Pays-Bas et le Royaume-Uni.
Entre nous et Google, il y a 23 milliards de raisons de s'en écarter un peu plus, jour après jour...
de
titi&grosminet
, posté le 22 avril 2010 à 20h11
"La firme a donc reçu une nouvelle lettre collective, au moment même où son ingénieur en chef chargé de la confidentialité essaie de donner une meilleure image de Google sur le sujet sensible des données personnelles."
Oui, et bien il ne m'a pas convaincu cet ingénieur en chef !
Google est vraiment le mauvais élève du net à ce sujet et personne ne s'en inquiète à part quelques instances gouvernementales qui ont laissé faire sans sourciller alors que le mal est fait depuis des années...
Google a pris cela comme un passe droit et maintenant Google ne fera machine arrière qu'au cas par cas, et du type : un pas en arrière, trois pas en avant.
Quand Google retire une minuscule fonction pour faire plaisir aux masses parce que Google a vraiment dépassé les limites de l'acceptable, tout le monde applaudit. Puis quelques temps plus tard, Google nous remet le couvert avec une énorme fonction pour lui faire plaisir.
Entre nous et Google, il y a 23 milliards de raisons de s'en écarter un peu plus, jour après jour...
Oui, et bien il ne m'a pas convaincu cet ingénieur en chef !
Google est vraiment le mauvais élève du net à ce sujet et personne ne s'en inquiète à part quelques instances gouvernementales qui ont laissé faire sans sourciller alors que le mal est fait depuis des années...
Google a pris cela comme un passe droit et maintenant Google ne fera machine arrière qu'au cas par cas, et du type : un pas en arrière, trois pas en avant.
Quand Google retire une minuscule fonction pour faire plaisir aux masses parce que Google a vraiment dépassé les limites de l'acceptable, tout le monde applaudit. Puis quelques temps plus tard, Google nous remet le couvert avec une énorme fonction pour lui faire plaisir.
Entre nous et Google, il y a 23 milliards de raisons de s'en écarter un peu plus, jour après jour...
Malgres tout ce la....
de
ChuckNorris
, posté le 23 avril 2010 à 09h49
J'aurais du mal a me passer des excellents services de google.
Ils font avancer notre façon de vivre.
C'est de la paranoïa...de la bonne paranoïa, mais ca reste de la paranoïa ce que nous faisons...
Ils font avancer notre façon de vivre.
C'est de la paranoïa...de la bonne paranoïa, mais ca reste de la paranoïa ce que nous faisons...
et Facebook ?
de
stephanpoli
, posté le 23 avril 2010 à 10h23
J'ai comme l'impression que Facebook est largement plus tenté par l'exploitation des données privées et ne se gênera pas
le vent tourne ?
de
Helios & Co
, posté le 23 avril 2010 à 11h35
et dire qu'il y a dix ans c'était microsoft le BIG BROTHER !
maintenant il fait presque office de bonne élève !
je me pisse dessus de rire !
maintenant il fait presque office de bonne élève !
je me pisse dessus de rire !
publicité
à lire aussi
SUR LES MÊMES THÈMES 


nos newsletters
















alerter le modérateur