











Le bon vieux Minitel fait de la résistance. Son service phare, l'annuaire 3611 ne sera pas arrêté en mars 2009 comme l'avaient prévu France Télécom et son partenaire PagesJaunes en juillet dernier.
Malgré une chute d'audience de 50 % par an, le vétéran des services en ligne compte encore de nombreux fidèles. “ En 2008, le 3611 a encore enregistré plus de 19 millions de connexions ”, soit en moyenne plus d'un million de connexions par mois, a indiqué le directeur général de PagesJaunes, Michel Datchary, à l'AFP.
Pour PagesJaunes et France Télécom, le nombre de connexions est encore trop important pour supprimer le 3611, considéré comme la “ locomotive ” du Minitel. Même à l'heure d'Internet. Car ses derniers utilisateurs, en majorité des personnes âgées, “ ne se mettent pas à Internet et ne vont peut-être jamais s'y mettre ”, estime Michel Datchary. Le Minitel est aussi encore utilisé dans les petites entreprises et dans les zones rurales, où le haut-débit n'a pas droit de cité.
Le sursis du 3611 n'a probablement pas été accordé par simple humanisme. Le service, facturé 0,225 euro pour les trois premières minutes puis 0,112 euro toutes les deux minutes, génère des revenus non négligeables (25,3 millions d'euros en 2007).
4 000 éditeurs fournissent également des services télématiques via les autres kiosques (3614, 3615, etc.), qui ont engrangé un chiffre d'affaires de 100 millions d'euros en 2007. France Télécom tire également profit des Minitel encore en location. Au total, 1,5 million de machines seraient toujours en circulation.
Selon nos confrères de La Tribune, le 3611 perdurera jusqu'à la fin de vie du Minitel. Celle-ci n'arrivera, au plus tôt, qu'à la fin 2011. Les petites machines rabattront alors définitivement leur clavier, après trente ans de bons et loyaux services.
















