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Boeing 737 MAX 7 : la fin d’un cauchemar technique long de sept ans

La FAA certifie le Boeing 737 MAX 7 avec sept ans de retard. Un feu vert obtenu grâce à une profonde refonte des logiciels de vol et du matériel.

C’est la fin d’un très long tunnel pour Boeing. L’Agence fédérale de l’aviation américaine (FAA) a officiellement certifié le 737 MAX 7, le plus petit représentant de la gamme du constructeur américain. Ce feu vert réglementaire vient clore près d’une décennie d’évaluations et d’examens minutieux. Avec sept années de retard sur son calendrier initial, l’appareil devrait enfin entamer sa carrière commerciale courant 2027, notamment sous les couleurs de Southwest Airlines. Une attente hors norme, directement liée aux profondes révisions exigées sur l’ingénierie, la sécurité matérielle et les systèmes informatiques de bord.

Une refonte logicielle et matérielle sous haute surveillance

Le traumatisme des tragédies impliquant le modèle supérieur a obligé le constructeur à revoir entièrement son approche de la sécurité. L’autorité de régulation a exigé des mises à jour massives du système d’alerte de l’équipage et des logiciels de contrôle de vol. L’objectif technique consistait principalement à corriger les défaillances dramatiques associées au programme antidécrochage MCAS. Pour garantir la fiabilité absolue des données transmises aux calculateurs, Boeing a également dû intégrer une nouvelle sonde mesurant l’angle d’attaque de l’appareil, conformément aux exigences d’une loi fédérale de 2020. Ces modifications complexes visent à fournir aux pilotes des informations beaucoup plus claires et des avertissements fiables en cas d’anomalie en vol.

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Le défi technique du système antigel

Outre le volet purement informatique, les ingénieurs se sont heurtés à un défi matériel majeur touchant à la propulsion. Le système antigel des moteurs LEAP-1B, développés en partenariat par Safran et GE Aerospace, a constitué l’un des derniers éléments validés. Les analyses de sécurité ont démontré qu’une surchauffe de l’entrée d’air risquait de fragiliser la structure environnante de la nacelle. La validation du nouveau design de ce système aura nécessité une part importante des 686 heures d’essais en vol réparties en 441 vols cumulées par le prototype, sous la surveillance directe des inspecteurs fédéraux.

Le regard tourné vers le 737 MAX 10

L’obtention de cette certification accorde une respiration bienvenue à l’avionneur, dont le carnet de commandes comptait 310 exemplaires pour ce modèle à la fin du mois de juin. L’attention de l’industrie aéronautique se tourne désormais vers le 737 MAX 10, le format le plus capacitaire du catalogue qui cumule de son côté 1678 commandes, et qui reste encore soumis au même processus de validation rigoureux de la FAA.

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Source : franceinfo


Thomas Estimbre