Faut-il avoir peur ?
par Nacyl, le 14/02/2008 10:27:11
Il y a quelques années, un certain nombre de gens s'émouvaient des arsenaux d'écoute déployés outre atlantique pour des questions de sécurité.
Echelon, carnivore, de quoi espionner en toute impunité...
Nous voilà au pied du mur avec le même type de démarche sécuritaire.
Je suis très attaché à nos libertés individuelles et voue un profond respect aux droit de l'homme dont notre pays est à l'origine. Par conséquent, je vois d'un mauvais oeil se mettre en place des système qui permettront des intrusions permanentes dans nos vie.
Et les mouchards sur nos ordinateurs ne sont qu'un élément de plus pour nous "inviter à choisir la bonne voie".
Nous sommes tous déjà plus ou moins traquables par le biais de nos GSM et/ou GPS. Nos IP nous dénoncent, les caméras nous filment, les titres de transports urbains sont en passe de devenir aussi des mouchards et, pour couronner le tout, bientôt du RFID dans nos plaques minéralogiques...
Certains m'objecteront certainement que tant que nous n'avons rien à nous reprocher, tout va bien.
Faux.
Tout ne va pas bien, au contraire.
La liberté individuelle n'est pas qu'un mot, c'est un principe.
Et là, le principe est rogné une fois de plus.
Nous sommes en train de glisser doucement de la présomption d'innocence à la présomption de culpabilité. En effet, nos faits et gestes sont surveillés, analysés, stockés et, un jour pourquoi pas, utilisés contre nous. La loi est la loi, il ne s'agit pas de ne pas la respecter mais il faut aussi se souvenir que l'exception ne confirme pas la règle mais la met à l'épreuve !!!
Il s'agirait de ne pas confondre !
Pour le moment, tous ces moyens de surveillance ne sont pas (officiellement) connectés entre eux. Que se passera-t-il le jour où un gouvernement, sous couvert de protéger ses citoyens, décidera de mettre tous ces moyens en communs pour garantir la sécurité ???
A priori, il n'y aura plus besoin "des bons français" pour dénoncer leurs voisins, la technologie s'en chargera...
Et c'est un risque que je refuse de prendre, mieux, contre lequel nous devrions tous luter.
