Passer au contenu

Test du Coyote UP : le meilleur des boîtiers d’aide à la conduite passe à la commande vocale

Face à la concurrence d’acteurs aussi puissants que Waze ou sa maison mère Google et son Maps, le français Coyote se voit confronté à une problématique simple : innover pour exister. Après la sécurité prédictive, place à la commande vocale avec un nouveau boîtier pour l’incarner, le Coyote UP.

L'avis de 01net.com

Coyote UP

Les plus

  • + La commande vocale
  • + La qualité des alertes
  • + Le format idéal

Les moins

  • - Le prix du service

Note de la rédaction

Note publiée le 29/01/2020

Voir le verdict

Fiche technique

Coyote UP

Avertisseur zone de ralentissement Oui
Voir la fiche complète

« Hey Coyote », c’est ainsi qu’il faudra s’adresser désormais à son boîtier pour lui signaler un rétrécissement de chaussée ou un véhicule à contre-sens. La commande vocale arrive sur le dispositif d’aide à la conduite, du moins sur son dernier produit, le Coyote UP. Situé entre le « mini « cher aux motards et le « Nav+ » doté de la navigation, ce nouveau venu dans le catalogue entend proposer le service de la communauté Coyote, avec une dose de sécurité supplémentaire. 

Faire l’impasse sur la navigation pour viser l’essentiel

Coyote avait choisi le boitier Nav+, son plus grand modèle, pour inaugurer sa fonctionnalité de sécurité prédictive. C’est sur le UP, le boîtier intermédiaire, qu’il se décide à proposer sa nouveauté la plus ambitieuse : la commande vocale. Le petit avertisseur doté d’un écran de 3,5 pouces reprend donc l’essentiel des fonctionnalités connues de la communauté Coyote (signalisation des dangers, affichage de la limitation de vitesse ou encore indications du trafic en temps réel) grâce à une connexion 4G. Contrairement au Nav+, il n’intègre pas de navigation, mais se contente d’une prévision sur les 30 prochains kilomètres. Compte-tenu des piètres performances en navigation du plus grand des boîtiers Coyote, ce choix semble le plus adapté. Même s’il faut doubler l’avertisseur avec une application GPS, la pertinence des informations remontées par la communauté justifie (encore) le recours à ce service pour les grands rouleurs ou les professionnels de la route. Pour le reste, le UP n’innove pas particulièrement, en dehors de cette option de commande vocale sur laquelle nous allons nous attarder, il reprend des fonctions déjà connues dans un format pour le moins maîtrisé.  

Dimitri Charitsis – 01 Net – Les alertes sont toujours affichées mais le Coyote UP demande également à l’oral de confirmer le danger signalé.

L’assistance vocale : comme une évidence

Il ne faut que quelques kilomètres pour comprendre l’intérêt de la commande vocale sur les dispositifs d’aide à la conduite. Que ce soit sur un boîtier dédié ou sur une application smartphone de type Waze, la nécessité de se concentrer, ne serait-ce que quelques secondes, sur le terminal et d’enlever sa main du volant pour signaler ou confirmer un danger implique nécessairement une baisse d’attention. La commande vocale évite justement de détourner le regard de la route ou de lever ses mains du volant. Il y a bien sûr quelques ratés lorsque la musique est trop forte ou que la conversation s’anime entre les différents passagers, mais dans l’ensemble le dispositif parvient à capter la voix du conducteur plutôt facilement et la comprend, la plupart du temps. 

Dimitri Charitsis – 01 Net – L’affichage sommaire, mais très efficace du Coyote UP.

Il y a aussi une légère baisse d’attention dans la mesure où l’on vérifie que l’assistant a bien compris les indications données, mais elle est sans commune mesure avec les secondes perdues sur une manipulation classique. Le bénéfice est tel, qu’il est même difficile de revenir à un boîtier Coyote classique ou à son smartphone une fois la commande vocale adoptée. De fait, il paraît probable que dans les mois à venir, Google Maps, Apple Plans et bien évidemment Waze intègrent ce mode d’interaction entre le conducteur et leur service.  

Parlez-vous le Coyote ? 

Lors de l’annonce du nouveau Coyote UP à l’automne, la marque française évoquait la possibilité de s’adresser au boîtier dans un langage naturel, sans avoir à anticiper sa formulation. Dans les faits, l’ambition initiale se trouve confrontée à une réalité bien plus terre à terre. Car si Coyote est capable de comprendre des phrases telles que « il y a un bouchon » ou « signaler un radar », qu’il traduit en « ralentissement » et « danger temporaire », il en va autrement des suggestions moins précises. Ainsi lorsqu’on souhaite prévenir la communauté de la présence d’un orage, la commande « Hey Coyote, il pleut » ou « Hey Coyote, signaler de la pluie », se transforme en « visibilité réduite » pour l’avertisseur.

Dimitri Charitsis – 01 Net – La commande vocale est prise en compte très facilement par le boîtier Coyote qui répond en retour.

Quant au langage parlé, qui peut la plupart du temps être compris des assistants vocaux les plus pertinents, tels qu’Assistant, Alexa ou Siri, il se confronte assez régulièrement à une sentence qui se résume en quelques mots : « Je n’ai pas compris votre demande ». Malgré tout, au fil des kilomètres, l’utilisateur apprend à parler le langage Coyote fait de « zones de danger permanent » et autres « véhicules arrêtés », mais ce serait trop nous avancer que d’en conclure qu’il s’agit d’un quelconque langage naturel. 

🔴 Pour ne manquer aucune actualité de 01net, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp.