Les fidèles abonnés de YouTube reçoivent actuellement des mails les informant d’une augmentation imminente de leurs factures. Aux États-Unis, la formule individuelle passe désormais à 15,99 dollars par mois, soit une hausse de 2 dollars effective à partir du 7 juin 2026. Les familles ne sont pas épargnées puisque leur forfait grimpe de 4 dollars pour atteindre 26,99 dollars par mois. L’offre allégée Premium Lite et l’abonnement YouTube Music subissent également une inflation de 1 dollar chacun pour s’établir respectivement à 8,99 dollars/mois et 11,99 dollars/mois. L’option annuelle, disponible outre-Atlantique et pas en France, passe de 139,99 dollars à 159,99 dollars.
À noter que les abonnés passant par l’App Store d’Apple paieront 20,99 dollars par mois pour la formule individuelle, soit 5 dollars de plus qu’en souscrivant directement sur le web.
Google n’a publié aucun communiqué officiel : ce sont les premiers signalements sur Reddit, captures d’écran de mails de notification à l’appui, qui ont éventé la nouvelle. Depuis 2023, le tarif individuel américain a progressé de 33 %, passant de 11,99 dollars à 15,99 dollars. YouTube rejoint ainsi Netflix, Spotify et Disney+ dans cette spirale tarifaire qui touche l’ensemble du streaming par abonnement. La justification invoquée dans le message envoyé aux abonnés tient en une phrase convenue : continuer à améliorer le service et soutenir les créateurs.
Et en France ?
Pour l’instant, les tarifs hexagonaux restent inchangés, mais le précédent est parlant. En 2023, la hausse américaine avait été répercutée en France quelques semaines plus tard. Les abonnés français avaient par ailleurs déjà subi une augmentation de 25 % en juillet 2025. Autant dire que les utilisateurs tricolores ont toutes les raisons de surveiller leur boîte mail de près. En contrepartie, Google avait annoncé officiellement l’arrivée de YouTube Premium Lite dans l’Hexagone durant l’été.
Depuis son lancement sous le nom de YouTube Red à 9,99 dollars par mois en 2015, le service n’a cessé de voir son prix augmenter, suivant ainsi la tendance générale dictée par Netflix ou Amazon.
Le mystère des coupures publicitaires géantes
Pour les internautes qui refusent de passer à la caisse, la situation se complique. Après avoir généré plus de quarante milliards de dollars de revenus publicitaires en 2025, la plateforme a étendu l’utilisation des annonces non désactivables de 30 secondes sur son application pour téléviseurs. Récemment, de nombreux spectateurs ont signalé l’apparition de blocs publicitaires ininterrompus de 90 secondes.

Face à la multiplication des captures d’écran prouvant l’existence de ces formats extrêmement longs, un porte-parole de l’entreprise a fini par fournir une explication officielle :
« Nous avons déterminé qu’il s’agissait d’un bug qui entraînait l’affichage de minuteurs plus élevés et inexacts pour des annonces plus courtes. »
La plateforme assure donc qu’il ne s’agit pas d’un nouveau format en phase de test, mais bien d’une erreur d’interface. Le lecteur vidéo enchaînait parfois une publicité obligatoire de 30 secondes avec des annonces plus courtes, tout en affichant un compte à rebours global trompeur. L’entreprise déploie actuellement un correctif pour régler ce problème visuel. Reste que pour échapper à cette pression publicitaire grandissante, les internautes n’auront bientôt d’autre choix que de signer un chèque à Google ou de s’engager dans un jeu du chat et de la souris toujours plus complexe avec les bloqueurs de publicités.
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Source : Ars Technica

