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Yahoo! dit non à Microsoft et se tourne vers Google

Le portail annonce la fin des discussions avec le numéro un mondial du logiciel. Dans la foulée, il dévoile un accord publicitaire avec Google.

Yahoo! a annoncé jeudi soir que ‘ les discussions avec Microsoft pour un rachat total ou partiel avaient pris fin ‘ concluant ainsi un feuilleton
démarré en février, quand Microsoft avait offert 47,5 milliards de dollars (soit 33 dollars par action) pour le racheter. Une
déclaration qui a déçu Wall Street, l’action Yahoo! plongeant de 10 % à la clôture de la séance new-yorkaise.Dans la foulée, Yahoo! et Google ont dévoilé un partenariat dans la publicité en ligne. Yahoo! pourra désormais lier des encarts publicitaires fournis par Google aux résultats des recherches lancées sur ses sites aux Etats-Unis et au
Canada. Cet accord, conclu pour une durée initiale de quatre ans, devrait engendrer un chiffre d’affaires supplémentaire de 800 millions de dollars par an.

Google et Yahoo! représentent 50 % de la publicité en ligne

Les deux groupes attendront jusqu’à trois mois et demi avant de démarrer ce partenariat, afin de laisser le temps aux autorités américaines de l’examiner. Il pourrait poser des problèmes de concurrence : à eux deux, Google et
Yahoo! encaissent plus de 50 % des recettes mondiales de la publicité en ligne, un marché de 40 milliards de dollars en 2007, qui devrait monter à 75 milliards en 2010. Ils contrôlent ensemble 75 % des recherches sur Internet et
des recettes publicitaires qui en découlent.L’échec des discussions entre Yahoo! et Microsoft ne devrait pas, loin de là, apaiser les actionnaires rebelles du portail, au premier rang desquels le milliardaire Carl Icahn. Celui-ci a tenté de contraindre la direction à
négocier un compromis avec Microsoft à un prix plus élevé et a réclamé le limogeage du directeur général, Jerry Yang.Microsoft a déclaré ne pas être intéressé par une nouvelle offre sur la totalité de Yahoo!, mais il a ajouté rester ouvert aux discussions sur son offre alternative. Mais pour nombre d’observateurs, l’éditeur devrait désormais se
tourner vers d’autres cibles potentielles car il n’a certainement pas renoncé à se développer dans la publicité en ligne. AOL, filiale de Time Warner, pourrait être une option, d’autant que son coût d’acquisition serait moins élevé que celui de
Yahoo!.

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La rédaction