Tout le monde le sait : le coût à l’usage des voitures électriques est incomparable à celui des voitures thermiques. La niche fiscale est si bonne en ces temps de carburants chers que les véhicules à batteries se sont retrouvés en tête des ventes au mois de juillet. Au Royaume-Uni, on redoute déjà cette déferlante qui risque d’affecter lourdement les comptes. C’est confirmé, le manque à gagner sur l’essence et le diesel sera compensé par une nouvelle taxe.
Combien va réellement coûter cette nouvelle taxe ?
L’idée n’est pas de taxer chaque kilowattheure rechargé, comme pour les carburants pétroliers, mais plutôt d’appliquer une taxe kilométrique. Les voitures électriques seront ainsi taxées à hauteur de 3 pences par mile parcouru, soit environ 2,2 centimes d’euro par kilomètre. Et elles ne seront pas les seules concernées. Vous pensez vous échapper avec une hybride rechargeable ?
L’hybride rechargeable n’y échappera pas
Perdu ! Elles seront aussi impactées, avec une contribution de 1,5 pence par mile, soit près de 1,2 centime par kilomètre. Le gouvernement britannique prévoit que les recettes rapportées par les carburants pétroliers diminuent petit à petit jusqu’à devenir nulles d’ici 2050. Il était donc nécessaire de faire contribuer les conducteurs de véhicules électriques d’une autre manière pour assurer l’entretien des routes.
Entretien des routes, manque à gagner : la vraie raison de ce tour de vis fiscal
Le Trésor de l’État le confirme : « alors que les conducteurs de véhicules essence et diesel contribuent aux finances publiques par le biais de la taxe sur les carburants, une taxe basée sur le kilométrage parcouru, les utilisateurs de véhicules électriques ne paient actuellement aucune taxe équivalente basée sur l’utilisation […]. Le principe selon lequel les automobilistes qui conduisent davantage devraient contribuer davantage a reçu un soutien ».
8,8 milliards d’euros : le chiffre choc de cette nouvelle taxe
Malgré tout, les dirigeants affirment que posséder une voiture électrique restera bien plus avantageux qu’une voiture thermique. En effet, une grande partie de la taxe kilométrique, qui entrera en vigueur en avril 2028, sera consacrée à davantage d’aides sur l’achat de modèles électriques. Le gouvernement parle de quelques 7,5 milliards de livres sterling, soit environ 8,8 milliards d’euros pour poursuivre la bascule vers les véhicules zéro émission.
Taxe kilométrique : comment le gouvernement va traquer chaque kilomètre parcouru
Ambitieux, mais avec 5,6 millions de véhicules concernés d’ici deux ans, le gouvernement entend récolter plus de 1,1 milliard de livres sterling la première année, soit environ 1,3 milliard d’euros. Concrètement, les propriétaires de modèles électriques devront renseigner leur kilométrage annuel à la DVLA, l’agence britannique chargée des cartes grises, qui leur estimera alors leur contribution chaque année.
Le modèle britannique va-t-il bientôt s’appliquer en France ?
Notons que les utilitaires électriques sont pour l’instant exemptés. Aussi, des mesures spécifiques seront en place pour les gestionnaires de flottes, les loueurs et les sociétés de leasing. Une telle taxe pourra-t-elle voir le jour en France ? C’est extrêmement probable, puisque les recettes liées aux taxes sur les carburants pétroliers s’effondreront année après année. Reste à voir comment sera mis en place ce système…
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Source : Auto Express

