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Starlink V5 : on vous dit tout sur la nouvelle antenne et ce qu’elle vaut face à la V4

Une antenne deux fois moins gourmande, taillée pour les ouragans, et un lancement réservé aux États-Unis : pendant que Starlink dégraisse son matériel, les abonnés français, eux, viennent de voir la facture grimper.

Trois ans après la V4, Starlink remet son antenne résidentielle au régime. La V5, apparue mardi sur le site et dans l’application de l’opérateur, mise tout sur l’efficacité. L’antenne perd 35 % de surface, affiche 1,1 kilo sur la balance contre 2,9 pour sa devancière, et sa consommation moyenne fond de moitié : 35 à 50 watts, contre 75 à 100 jusqu’ici.

Plus légère, moins gourmande et taillée pour les ouragans

Le kit complet suit la même cure : 3,8 kilos tout compris, contre 6,45 pour la génération précédente. Le routeur Mini en Wi-Fi 6 couvre 200 m², encaisse 235 appareils et offre deux ports Ethernet à 1 Gbit/s. La résistance au vent bondit surtout d’une centaine de km/h à 265 km/h (le niveau d’un cyclone bien énervé), de quoi rassurer les toits exposés. Températures extrêmes, fonte de neige et champ de vision restent, eux, identiques.

Sur le papier, un chiffre recule pourtant : la fiche annonce des débits jusqu’à 375 Mbit/s, là où la V4 promettait 400. Starlink troque un peu de vitesse de pointe contre beaucoup d’efficacité, un échange que le streaming 4K ou la visioconférence ne remarqueront jamais. Le vrai gain se lit ailleurs, sur le compteur : à ce régime, l’antenne avale près de 300 kilowattheures de moins par an que sa devancière, de quoi alléger la facture d’électricité sans rien débrancher (les campeurs et les adeptes du solaire apprécieront aussi).

Pour mettre la main dessus, il faudra en revanche une adresse américaine : la V5 se commande uniquement dans certaines zones des États-Unis, la production devant monter en cadence dans les prochains mois. Le prix du matériel n’est pas encore affiché, l’antenne n’est pas prévue pour un usage en mouvement, et aucun calendrier international n’a été communiqué.

Et pendant ce temps, en France, les abonnés passent à la caisse

Ici, le menu reste inchangé : la V4 et son kit à 349,99 €, avec des abonnements résidentiels à 35, 45 ou 65 € par mois selon le débit. Des tarifs tout frais, puisque Starlink a relevé toutes ses formules françaises de 6 € le 20 mai, pour les nouveaux venus comme pour les anciens abonnés (personne n’y échappe, pas même le Mode Veille, doublé de 5 à 10 €).

Le service, lui, progresse réellement : les débits ont grimpé de 45 % en Europe en un an, avec une médiane autour de 165 Mbit/s. La constellation dépasse désormais les 10 000 satellites actifs et revendique 12 millions de clients dans le monde, deux fois plus qu’il y a un an. Pour les foyers en zone blanche, l’équation ne change donc pas : le satellite reste l’option sérieuse quand la fibre n’arrive pas. Le dispositif Cohésion Numérique des Territoires peut encore, sous conditions, rembourser jusqu’à 300 € sur le matériel.

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Source : Starlink


Naïm Bada