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Réseau domestique : cinq solutions pour booster vos débits

L’Ethernet garantit une liaison plus stable que le Wi-Fi et des débits plus élevés. Et les boîtiers CPL sont des as du franchissement d’obstacles !

Ringard, l’Ethernet ? Il n’a jamais été aussi tendance ! Ses débits réels ont été multipliés par près de 10 depuis son arrivée dans les foyers : 3 Mbit/s en moyenne dans les années 1990, puis environ 25 et plus de 300 Mbit/s à l’heure actuelle. Certes, le Wi-Fi a gagné en popularité entre-temps, et à juste titre : son installation est discrète, on peut connecter plusieurs machines sur un même point d’accès, et il est largement répandu dans nos appareils high-tech. Mais ses débits ne suffisent plus toujours à satisfaire les nouveaux besoins gourmands en bande passante : de 11 à 54 Mbit/s et jusqu’à 300 Mbit/s aujourd’hui dans sa version n. Si le Wi-Fi court, l’Ethernet, lui, galope.

Le CPL, expert en discrétion

Au-delà de leurs vitesses de transferts plus élevées, les câbles ont encore beaucoup d’avantages. Et notamment, leur simplicité de mise en oeuvre. Après tout, il suffit de connecter un câble à son PC pour que celui-ci soit connecté au réseau, et donc à Internet. Rien à configurer dans ce cas de figure, tout est fonctionnel en quelques secondes ! Il ne s’agit pas ici d’opposer le Wi-Fi à l’Ethernet, disons plutôt que ce dernier est plus recommandé dans certains cas : le transfert de données entre deux PC, par exemple, ou même la diffusion d’un film en HD depuis un PC sur le téléviseur.

Et ironiquement, grâce aux kits CPL, faire le choix des câbles permet… de ne plus les voir ! Très pratiques, ces petits boîtiers permettent de faire transiter des données par le réseau électrique de la maison. Une solution idéale pour connecter un PC à sa box lorsqu’ils sont séparés par des murs porteurs ou des dalles épaisses. En clair, le type d’obstacles que le Wi-Fi ne peut toujours pas franchir. Puisqu’ils répondent à un véritable besoin, et que leur utilisation est simplissime, ils constituent selon nous l’une des plus grandes évolutions high-tech de ces dernières années. N’ayons pas peur des mots ! Ils font d’ailleurs un véritable carton en France, où il s’en est vendu près de 3 millions en 2010.

Certes, les kits CPL offrent des débits moins élevés qu’une connexion Ethernet directe, mais là encore, la technologie a fait d’énormes progrès depuis ses premiers pas : de 12 Mbit/s réels avec les modèles CPL 85, les débits sont passés à 50 puis plus de 110 Mbit/s aujourd’hui avec la norme Homeplug AV 500. Et les fabricants multiplient les innovations pour renouveler le genre, par exemple en intégrant une puce Wi-Fi dans le deuxième boîtier pour étendre le réseau sans-fil de la maison, ou en l’équipant de plusieurs prises Ethernet pour y connecter jusqu’à trois appareils simultanément.

Quelques précautions

L’Ethernet est plus simple à utiliser, à condition toutefois de respecter certaines règles. Il arrive parfois que le réseau électrique ne soit pas étanche, autrement dit que les signaux envoyés par un module CPL soient dirigés vers un module situé… chez le voisin ! Un désagrément qui concerne avant tout les appartements anciens dont le réseau est géré par un boîtier électrique vétuste. Pour démêler ce sac de nœuds, il faudra forcer votre box à se connecter uniquement aux appareils que vous lui indiquerez (via les adresses MAC de chacun d’eux). De même, tous les câbles Ethernet ne se valent pas. Ainsi, seuls les modèles de catégorie 5 et supérieures peuvent atteindre les débits permis par la norme Gigabit Ethernet ! Enfin, pour plus de précaution, n’hésitez pas à utiliser la fonction de cryptage disponible sur la plupart des kits CPL.

Article paru dans le numéro 238 de

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Christofer Ciminelli