Évidemment, tout le monde n’a pas le besoin impérieux de détruire son SSD. En règle générale, on cherche plutôt à faire en sorte qu’il conserve les données le plus longtemps possible. Mais dans certains secteurs comme dans la défense, l’automatisation industrielle ou encore l’IA, une option d’autodestruction peut se révéler intéressante : pas question en effet que des données sensibles tombent entre les mains d’un concurrent ou d’un ennemi !
« Mission Impossible », en version SSD
C’est pour ce type d’usage que le constructeur taïwanais Team Group a présenté un SSD M.2 capable de s’autodétruire. Baptisé P250Q Self-Destruct SSD, ce modèle intègre un circuit de destruction breveté qui peut effacer ou endommager physiquement la mémoire flash en quelques secondes, via une commande logicielle ou matérielle.
La mémoire peut être détruite à distance ou sur place. Dans une démonstration visible en vidéo ci-dessus, l’activation du mode matériel provoque un court-circuit de la mémoire NAND, accompagné d’un voyant lumineux et même d’un peu de fumée, ce qui n’est pas sans rappeler les messages qui s’auto-détruisent dans Mission Impossible. Les données deviennent alors irrécupérables. Le processus prend environ dix secondes.

Team Group précise que la méthode logicielle comprend une fonction de « reprise automatique » qui garantit la poursuite de la destruction des données après une coupure de courant inopinée. On n’est jamais trop prudent.
Le SSD reste par ailleurs un modèle performant conforme à la norme PCIe Gen4x4 / NVMe 1.4, avec des vitesses de lecture de 7 000 Mo/s et de 5 500 Mo/s en écriture. Une fonction d’effacement logiciel rapide permet aussi de réutiliser le support, avec reprise automatique en cas de coupure de courant. Team Group n’a pas encore communiqué le prix du produit, réservé aux clients qui en feront la demande.
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Source : PCMag

