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La France menace d’interdire 31 nouveaux sites pornos

L’Arcom a placé dans son viseur 31 nouveaux sites pornographiques pour absence de vérification de l’âge. 13 de ces sites disposent de 48 heures pour se conformer à la décision, tandis que 13 autres, hébergés à l’étranger, ont été placés sous la surveillance européenne.

L’Arcom a placé dans son viseur 31 nouveaux sites pornographiques, les accusant de ne pas avoir mis en place un système de vérification de l’âge pour protéger les plus jeunes, malgré un avertissement. Le régulateur français appelle à une intensification de la lutte pour protéger les mineurs, à un niveau national, mais aussi européen. 

31 nouveaux sites pornographiques dans le viseur de l’Arcom

Dans un communiqué, l’Arcom annonce « [son] action la plus vaste à ce jour en matière de protection des mineurs contre la pornographie en ligne ». Au total, ce sont pas moins de 31 nouveaux sites qui viennent d’apparaître dans le viseur de l’Arcom. Ce qui leur est reproché ? L’absence d’un système de vérification de l’âge, alors que la loi Sren de 2024 et la réglementation européenne l’exigent. Sarah El Haïry, Haute-commissaire à l’Enfance, explique : « Les sites pornographiques ont l’obligation de vérifier l’âge de leurs utilisateurs pour empêcher l’accès des mineurs à leurs contenus. Cette obligation n’est ni facultative ni négociable ».

Les 31 nouveaux sites pornographiques ont donc pour obligation d’instaurer un système de vérification de l’âge sous peine d’être bannis du territoire français. Comme l’explique BFMTV, qui a pu s’entretenir avec l’Arcom, 13 de ses 31 sites vont faire l’objet d’un blocage ou d’un déréférencement. Les fournisseurs d’accès à Internet, les fournisseurs de services de résolution de noms de domaine ainsi que les moteurs de recherche disposeront de 48 heures pour se conformer à la décision. 13 autres de ces 31 sites sont hébergés à l’étranger. Par conséquent, une intervention européenne est nécessaire. L’Arcom a déjà saisi ses partenaires européens pour qu’ils prennent des mesures, comme le blocage de ces sites. 

L’Arcom appelle à une intensification de la lutte pour la protection des mineurs

Sarah El Haïry, Haute-commissaire à l’Enfance, se veut claire : « Si un site pornographique ne respecte pas les enfants de France, il quitte la France ». De son côté, l’Arcom appelle à une intensification de l’action conduite au niveau européen, tout en affirmant que : « selon les données d’audience de Médiamétrie Netratings, le temps passé par les mineurs sur des sites pornographiques a diminué de près d’un tiers par rapport au niveau observé avant l’intervention de l’Arcom ». En février 2025, 35 des sites pornographiques les plus consultés par les mineurs en France avaient déjà mis en place un contrôle de l’âge, cessé de proposer leurs contenus en France ou été bloqués à la demande de l’Arcom.

Il faut également noter que le régulateur français a averti par courrier les 31 nouveaux sites pornographiques avant de les placer dans son viseur. La lutte pour la protection des plus jeunes s’intensifie donc à un niveau national, mais aussi européen. D’ailleurs, la Commission européenne menace TikTok d’une lourde sanction pour non-protection des mineurs. La loi interdisant l’accès aux réseaux sociaux aux moins de 15 ans suscite quant à elle de vifs débats actuellement.

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Source : Arcom