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Jusqu’à 19 000 euros de bonus et de primes : et si votre prochaine voiture électrique était gratuite ?

C’est un chiffre étonnant qui circule depuis quelques jours et qui interpelle. En cumulant les différentes aides à l’achat pour les voitures électriques, il serait possible de bénéficier d’un coup de pouce de près de 20 000 euros. Ce chiffre est-il plausible ? La voiture électrique presque gratuite est-elle un rêve ?

Il était acquis que le plan de relance de l’industrie automobile passerait par la voiture électrique, mais il n’a jamais été question qu’il soit aussi généreux… 19 000 euros de bonus écologique, pour des voitures qui coûtent certes plus cher que la moyenne, c’est une aubaine et pour les plus accessibles d’entre elles, c’est un coup de pouce qui pourrait réduire la facture à 0 !

Commençons par l’essentiel : il ne s’agit en aucun cas d’une fake news. Il est effectivement possible de cumuler près de 20 000 euros d’aides diverses et variées lors de l’achat d’un véhicule électrique.

Bien évidemment, les règles de ce jeu à forte récompense sont plus complexes qu’il n’y parait. La somme en jeu est réelle, mais il est difficile de cocher toutes les cases qui rendent éligible au Graal. Néanmoins, même si vous n’habitez pas la bonne région, que vous n’avez pas un vieux diesel à mettre à la casse ou que vous ne faites pas partie des foyers les plus modestes, il est intéressant de voir à quel point vous pouvez vous approcher de ce plafond de 19 000 euros, et plus concrètement, quelles économies vous pouvez envisager lors de l’achat d’une voiture zéro émission.

Quelles sont les aides disponibles ? Comment en bénéficier ?

Il existe au total quatre types d’aides cumulables pour l’achat d’une voiture électrique. Chacune est conditionnée à des critères d’obtention précis et c’est leur addition qui permet d’aboutir à la somme rondelette de 19 000 euros.

Bonus écologique : jusqu’à 7 000 euros

C’est le principal coup de pouce à envisager. Révisé à la hausse depuis le 1er juin (il était de 6 000 euros auparavant), il est valable pour les véhicules à moins de 45 000 euros (vous pouvez oublier l’Audi e-Tron) dans une limite de 27% du coût d’acquisition. Cette dernière précision est importante, puisqu’elle implique que le prix du véhicule atteigne une certaine somme pour déclencher le montant d’aide maximal. Par exemple, la Seat Mii Electric que nous avons testée est aujourd’hui l’un des trois modèles les moins chers du marché à 21 950 euros (seule la Skoda Citigo-e iV est moins chère de 350 euros). Dans son cas, le plafond de 27% limite l’aide à 5 926,50 euros. Mais cette somme peut évidemment être cumulée avec les autres aides. En revanche, dans le cas d’un achat d’une nouvelle Zoé ou d’une Peugeot e-208, le bonus s’applique dans sa totalité.

Prime à la conversion : jusqu’à 5 000 euros

C’est sans doute l’aide la plus difficile à évaluer dans la mesure où elle dépend de son revenu fiscal et du type de voiture qui sera mis à la casse pour la débloquer. En effet, son montant n’a pas changé mais ses conditions d’obtention ont été assouplies. Pour faire simple, le montant de 5000 euros est réservé à une personne dont le revenu fiscal par part est en dessous de 18 000 euros (au-dessus de ce seuil, l’aide est limitée à 2500 euros).

Cette aide à la conversion implique évidemment la mise au rebut d’un véhicule plus ancien (un modèle Crit’Air 3 ou plus précisément un voiture à essence d’avant 2006 ou un véhicule diesel d’avant 2011). Enfin, précision importante : cette aide sera réservée aux 200 000 premiers acheteurs à compter du 1er juin.

Aides locales et régionales : jusqu’à 6 000 euros

Les bonus classiques s’accompagnent également d’aides régionales (comme pour le vélo électrique) qui varient énormément d’une région à l’autre. En la matière, il n’y a évidemment que des cas particuliers et il faudra vous rapprocher de votre collectivité territoriale pour savoir si elle prévoit des accompagnements à l’achat pour les particuliers. Les conditions d’attribution varient également d’une région à l’autre. Ainsi, la région Normandie s’illustre avec un coup de pouce de 2 500 euros pour les véhicules vendus moins de 40 000 euros, là où la région Occitanie ajoute 2 000 euros d’aides aux personnes non-imposables. 

Métropole du Grand Paris – L’aide de la région parisienne peut atteindre 6 000 euros.

C’est l’Ile-de-France (pour les 136 communes du Grand Paris) qui s’avère la plus généreuse avec une prime à la casse qui vient s’ajouter à celle de l’état. Elle concerne les véhicules à essence d’avant 1997 ou les diesel d’avant 2006. Cette prime varie de 1 500 euros à 6 000 euros en fonction des cas (dans la limite de 50% du prix d’achat). La liste des villes et des régions proposant des aides est mise à jour sur le site jechangemavoiture, mis en place par le gouvernement.

La prime ZFE : jusqu’à 1000 euros

C’est sans doute la disposition la moins connue et pour cause, elle est nouvelle. Il est en effet possible de bénéficier d’un coup de pouce de 1000 euros, si vous habitez ou si vous travaillez dans une zone à faible émission (ZFE) et que votre collectivité vous a déjà versé une aide à l’achat d’un véhicule propre. Cette surprime n’est pas aussi inaccessible qu’elle en a l’air puisque les principales métropoles françaises font partie des ZFE. 

Est-il possible d’espérer plus ?

La liste des aides que nous venons de détailler peut très bien s’accompagner d’une mesure ponctuelle d’un constructeur. Si de manière générale il y a tout intérêt à négocier en concession, certaines marques ont déjà annoncé des remises applicables immédiatement. C’est notamment le cas de Nissan (6 000 euros de remise) ou encore d’Opel sur sa toute nouvelle Corsa-e (2 500 euros).

Nissan – Une Nissan Leaf neuve à moins de 9 000 euros, c’est possible.

Concrètement, une Nissan Leaf dans sa finition la plus basique, vendue à 33900 euros, peut voir, dans le meilleur des cas, son prix décroitre à 8 900 euros une fois appliquées les différents bonus et la ristourne du constructeur. 

Le rêve de la voiture électrique gratuite est-il permis ?

Seat – La Mii Electric est l’une des voitures électriques les moins chères du marché.

S’il est possible de faire baisser le prix d’une voiture vendue plus de 33 000 euros à moins de 9 000 euros, un véhicule électrique moins cher que la Leaf pourrait presque être retiré de concession sans débourser un centime. En théorie, oui, mais la pratique est encore une fois légèrement différente. Si l’on prend le cas de la Mii Electric que nous avons évoqué en raison de son faible prix, le calcul sera le suivant :

21 950 euros (prix de départ) – 5 926,50 euros (bonus écologique plafonné) – 12 000 euros (le reste des primes = 4023,50 euros. Ce n’est toujours pas la gratuité mais c’est tout de même très intéressant. 

Qu’en est-il des voitures d’occasion ?

L’historique du véhicule électrique est encore jeune mais il a déjà donné naissance à un marché de l’occasion. En France, celui-ci est très majoritairement composé de Renault Zoé des précédentes générations mais il grandit et se diversifie à mesure que le parc électrique se développe. 

Leboncoin – Une annonce trouvée sur leboncoin d’une Zoé à moins de 12 000 euros.

Certes, le bonus écologique de 7 000 euros ne s’applique que lors de l’achat d’un véhicule neuf, mais ce n’est pas le cas des trois autres aides, qui peuvent être utilisées pour une voiture de seconde main. Il s’agit donc d’une manne potentielle de 12 000 euros à valoir sur des véhicules qui sont vendus à partir de 10 000 euros (pour certaines Renault Zoé, hors location de batterie). Il parait donc très intéressant de se pencher sur le marché de l’occasion, vous y trouverez peut être la fameuse « voiture électrique gratuite ». 

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