Passer au contenu

Mieux que le FSD de Tesla ? Ce nouveau logiciel chinois conduit déjà comme un humain

Le FSD de Tesla est sans doute le système de conduite autonome le plus connu. Mais un logiciel concurrent vient de pointer son nez en estimant faire encore mieux. Son nom ? VLA 2.0. Indice : il est chinois.

Tesla possède une avance confortable en matière de conduite autonome. Ses Robotaxis lui permettent en effet d’engendrer une expérience non négligeable pour peaufiner le FSD, le système de pilotage maison. Chantiers, insertions, voies rapides, centres urbains, zones piétonnes… Plus rien ou presque ne devrait échapper à la vigilance du FSD. Alors que la marque américaine a récemment reçu le feu vert des Pays-Bas, ouvrant ainsi la voie au système en Europe, un potentiel concurrent pointe déjà le bout de son nez.

VLA 2.0 contre Tesla FSD : deux visions du futur s’affrontent

Sans surprise, celui-ci vient de Chine et ne demande qu’à en découdre. Il s’agit de la marque Xpeng, qui commercialise chez nous le populaire et réussi SUV électrique G6. Son logiciel de conduite autonome, nommé VLA 2.0, entend apporter le même confort d’usage que le FSD américain. Les premiers tests menés en Chine par des journalistes occidentaux montrent effectivement une belle efficacité, même si le système a reçu un apprentissage assez différent du logiciel californien.

Le monde virtuel d’Xpeng : 30 millions de kilomètres parcourus en simulation

Le VLA 2.0 utilise ce qu’Xpeng appelle un « modèle génératif du monde » simulant de multiples scénarios de conduite débouchant sur plusieurs possibilités d’action. L’idée est de former le système à toutes les situations possibles afin de rendre ses réactions les plus naturelles qui soient. Cette méthode inédite a permis à Xpeng d’évaluer près de 500 000 scénarios par an, contre 30 000 auparavant. Cela équivaut alors à près de 30 millions de kilomètres qui seraient parcourus en situation réelle.

L’approche est complètement opposée à celle de Tesla, qui préfère compiler de véritables données issues de véhicules roulant véritablement sur route. Xpeng choisit ainsi une autre voie en compilant des situations de conduite totalement virtuelles. Outre un évident bénéfice économique, l’avantage est de multiplier sans effort tous les scénarios possibles en un temps record. Mais jouer uniquement dans un monde virtuel est-il gage de fiabilité ? Oui, du moins de ce qui ressort des premiers tests en réel.

Test en conditions réelles : comment le logiciel survit à l’enfer du trafic pékinois

Dans une P7 expérimentale équipée du VLA 2.0, la conduite s’est révélée douce et fluide, que ce soit pour la direction, les accélérations et les freinages. Dans le trafic pékinois, l’auto n’hésitait pas à se faufiler dans des espaces exigus pour se frayer un chemin sans heurts. L’épreuve de la circulation dense est donc validée. Reste maintenant à savoir comment se débrouille le système à allure plus soutenue, la conduite semi-autonome proposée sur les G6, G9 et P7+ n’étant pas exempte de défauts.

Caméras contre radars : le pari risqué (mais réussi) du constructeur chinois

Notons que Tesla et Xpeng font tout de même front commun sur un détail technique : l’utilisation systématique de caméras en lieu et place des radars et LiDAR employés par la majorité des concurrents. Si la marque chinoise continue malgré tout de se fier aux LiDAR pour la conduite semi-autonome de ses modèles particuliers, le système VLA 2.0 n’en a visiblement pas besoin.

👉🏻 Suivez l’actualité tech en temps réel : ajoutez 01net à vos sources sur Google, et abonnez-vous à notre canal WhatsApp.

Source : Inside EVs