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Non, la batterie de votre voiture électrique n’est pas bonne pour la casse dans 5 ans

Les batteries équipant les véhicules électriques ont encore des progrès à faire pour atteindre une efficacité optimale. Certains résultats sont néanmoins encourageants. C’est le cas de l’usure des batteries, qui s’est avérée très limitée sur les véhicules modernes.

C’est un mythe qui permet aux réfractaires de faire leur beurre sur les réseaux sociaux : la batterie d’une voiture électrique est bonne pour la casse au bout de cinq ans. Cinq ans ? Et pourquoi pas un an, pendant qu’on y est ? Outre le fait que ces organes vitaux soient garantis au minimum huit longues années, il a aujourd’hui été constaté que leur endurance est finalement bien meilleure qu’attendu.

L’étude de Recurrent : seulement 5 % de perte d’autonomie après 5 ans

Le cabinet spécialisé dans l’analyse des véhicules électriques Recurrent indique dans un récent rapport que les voitures à batterie perdent finalement bien moins d’autonomie que prévu au cours des cinq premières années. En moyenne, un véhicule électrique récent conserverait 97 % de son autonomie utile après trois ans, et toujours 95 % de son rayon d’action d’origine après cinq ans. Un exemple est plus parlant que des explications à rallonge.

L’exemple du Renault Scénic : 594 km d’autonomie après une demi-décennie

Partons sur la base d’un Renault Scénic Grande Autonomie équipé d’une batterie de 87 kWh avec 625 km d’autonomie. En se fiant à l’étude de Recurrent, le véhicule aurait encore 606 km d’autonomie après trois ans et 594 km d’autonomie après cinq ans. Cela freinerait les angoisses sur le vieillissement incertain des batteries constituant la deuxième inquiétude clé sur les véhicules électriques.

Le premier point de friction majeur a longuement été l’autonomie, qui a été résolu ces dernières années avec brio. En effet, nombreux sont aujourd’hui les modèles proposant au moins 500 km d’autonomie, et ceux dépassant la barre des 700 km sont de plus en plus fréquents. De quoi offrir une certaine tranquillité d’esprit lors des longs trajets, d’autant plus que le maillage des bornes rapides sur autoroute n’est également plus un souci.

Le secret des constructeurs : la capacité de batterie cachée

Ce recul observé sur le vieillissement des batteries rassurera les acheteurs en occasion, ce qui permettra aux modèles de soutenir une cote plus soutenue sur le marché de la seconde main. Comment une telle évolution a-t-elle été rendue possible ? Nombre de constructeurs parviennent à limiter la perte en autonomie en libérant progressivement la capacité de la batterie selon l’utilisation et l’usure réelle.

Voici un autre exemple expliquant la manœuvre : l’Audi Q4 e-tron que nous vous avons récemment présentée possède une batterie de 82 kWh bruts et 77 kWh utiles. Au fil du temps, la marque débloquera peu à peu les 5 kWh inutilisés via des mises à jour à distance pour compenser l’éventuelle usure. Ajoutez à cela des batteries aux densités énergétiques constamment en hausse épaulées de systèmes de gestion thermique toujours plus efficaces et vous obtiendrez une dégradation générale de plus en plus minime.

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Source : Inside EVs