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E-commerce : Rakuten (ex-PriceMinister) en passe de fermer ses portes

Le pionnier de l’e-commerce français cherche un repreneur. Le site, racheté en 2010 par le groupe nippon Rakuten, n’est pas parvenu à tirer son épingle du jeu dans un univers désormais dominé par les plateformes américaines (Amazon) et chinoises (Temu, Shein…).

C’était dans les années 2000 le pionnier français du e-commerce, bien avant l’envolée d’Amazon et l’arrivée sur la scène européenne des chinois Temu, Shein et JD.com. Rakuten France, anciennement Priceminister, un acteur historique des places de marché françaises, a annoncé un projet de cession ou de fermeture le 7 avril dernier, une information rapportée par Capital.fr et confirmée aux Échos, le 2 mai dernier. Le pureplayer français emploie encore 180 salariés dans l’Hexagone, des salariés qui pourraient être mis sur le carreau, si aucun repreneur ne se manifeste d’ici au troisième trimestre 2026, précise, ce lundi 4 mai, LSA.

La place de marché généraliste, qui vend de l’occasion et du neuf, a été créée en 2000, avant d’être revendue dix ans plus tard au groupe japonais Rakuten pour 200 millions d’euros. Le géant nippon a ensuite investi dans sa plateforme pendant près de 16 ans, avec le lancement de son programme de fidélité Club R en 2019 qui lui a permis de fidéliser 13 millions de membres. Mais comme d’autres acteurs, ce dernier n’a pas réussi à tirer son épingle du jeu dans le secteur plus que concurrentiel des sites de commerce électronique.

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15 millions de visiteurs mensuels contre 45 millions pour Amazon

La direction de Rakuten France avance ainsi, dans les colonnes des Échos, « une perte d’activité chronique », « malgré les efforts continus pour compenser les pertes, moderniser la plateforme et développer des solutions avancées pour renforcer le service grâce à l’intelligence artificielle ». Entre 2016 et 2026, le nombre de ses clients a reculé de 33 % entre 2016 et 2026, pendant que son trafic baissait de 42 %, rapporte Capital. Pendant ce temps, Amazon a vu le nombre de ses visiteurs français passer de 9 à 45 millions. Rakuten France revendique, à ce jour, près de 15 millions de visiteurs mensuels.

La filiale japonaise n’a pas fait le poids face aux investissements abyssaux du géant américain Amazon, mais aussi des chinois Temu, Shein et JD.com, tous capables d’enregistrer des pertes pendant des dizaines d’années. Les dix premières places des places de marché sont, aujourd’hui, uniquement occupées par des acteurs américains et chinois. Plusieurs marques d’intérêt ont déjà été reçues, a indiqué chez nos confrères des Échos la banque d’affaires Carlsquare, chargée de trouver un repreneur.

La fin possible de Rakuten France ne signifie pas la fin tout court : plusieurs entités « poursuivront leurs développements », à l’image de « Rakuten Symphony, Rakuten TV, Rakuten Viki, Rakuten Kobo, Rakuten Viber et Rakuten Advertising », détaille la filiale française à LSA.

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