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IPTV et streaming illégal : des milliers de sites sont tombés pendant la Coupe du monde

Clap de fin pour la Coupe du monde de football 2026, mais aussi pour toute une galaxie de plateformes illégales. Dans la foulée du tournoi, plus de mille sites de streaming ont été saisis ou bloqués à travers le monde.

Alors que la Coupe du monde vient d’être décernée à l’équipe d’Espagne, les forces de l’ordre bouclent ce qui reste l’une des plus vastes offensives anti-piratage de l’histoire du sport. Menée par le ministère de la Justice américain et une foule de partenaires publics et privés (de la FIFA à beIN Media Group, en passant par Warner Bros ou encore l’UFC), l’opération visait à couper le robinet du streaming illégal. Et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’ils n’ont pas fait les choses à moitié.

Carton rouge contre les sites pirates

Tout a commencé fin juin avec l’opération américaine « Offsides », qui visait d’abord un peu moins de 400 domaines web. Mais le coup de filet a vite pris une tout autre ampleur. En confirmant que ces plateformes retransmettaient les matchs en direct sans autorisation, les agents de l’HSI (pour « Homeland Security Investigations », qui font partie du service de l’Immigration et des Douanes des États-Unis) ont fait fermer plus de 1 000 adresses pendant la Coupe du monde 2026. À titre de comparaison, lors du Mondial 2022 au Qatar, « seulement » 78 domaines avaient été neutralisés.

Des chiffres impressionnants qui ont pu être obtenus grâce à une coopération de nombreux acteurs. En s’appuyant sur le réseau ICHIP, composé de procureurs spécialisés qui luttent contre la cybercriminalité et les infractions liées à la propriété intellectuelle à l’échelle mondiale, les enquêteurs ont ciblé des hubs bien connus du piratage, notamment en Bulgarie et au Pérou, tout en appuyant des actions en Colombie, en Pologne, en Roumanie ou en Croatie. De son côté, l’Alliance pour la créativité et le divertissement (ACE) a fourni plus de 3 000 pistes de sites suspects pour alimenter les saisies.

Arrestations, coupure des pubs et riposte des pirates

Du côté de l’Amérique latine, la réplique s’est organisée sous le nom de « l’Opération Carton Rouge ». Coordonnée par la Colombie avec huit autres pays comme le Brésil, l’Équateur ou l’Argentine, l’action a permis de bloquer 1 970 domaines et URL dans la région. Les autorités colombiennes sont également allées plus loin avec 15 arrestations. Parmi elles, quatre membres présumés du groupe « Los Ciberinfiltrados », accusés d’avoir piraté un opérateur télécom local depuis 2024 pour revendre des accès IPTV illégaux via des VPN et de faux identifiants.

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En parallèle du volet judiciaire, la guerre s’est aussi jouée sur le terrain financier. L’organisme TAG a ainsi coupé les revenus publicitaires de 1 376 sites spécialisés grâce à sa liste d’exclusion. De leur côté, les sites pirates ripostent déjà, avec de nombreux administrateurs qui ont rapidement basculé leurs plateformes vers des extensions iraniennes (.ir), beaucoup plus difficiles à atteindre pour la justice américaine.

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Source : Torrent Freak


Gabriel Manceau