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Coupe du Monde 2026 : coup de filet majeur contre le streaming pirate, 400 sites coupés d’un coup

L’opération « Offsides », soit opération « hors-jeu » en français, frappe un très grand coup en plein Mondial 2026. Le département américain de la Justice a fait saisir près de 400 sites de streaming pirate. Une offensive cinq fois plus massive qu’au Qatar.

C’est un véritable tacle glissé que vient de s’encaisser l’univers du piratage sportif. Alors que la Coupe du Monde 2026 bat son plein sur les pelouses d’Amérique du Nord, le département américain de la Justice (DoJ) a annoncé la saisie et la fermeture simultanée de près de 400 noms de domaine. Tous diffusaient illégalement, et en temps réel, les matchs de la compétition. Baptisée « Operation Offsides » (Opération Hors-jeu), cette offensive massive démontre un net changement d’échelle : lors du Mondial 2022 au Qatar, le coup de balai fédéral n’avait emporté que 78 sites. Cette fois, les autorités ont multiplié le score par cinq.

Le sursaut légal du pays hôte

Si le couperet est tombé de manière si brutale, c’est avant tout une question de géographie. Le tournoi étant co-organisé par les États-Unis, le Canada et le Mexique, les agences fédérales américaines comme le Homeland Security Investigations (HSI) disposent cette année d’un levier juridique infiniment plus puissant que lorsque l’événement se jouait au Moyen-Orient. Pour monter ce dossier, Washington a travaillé main dans la main avec la FIFA, mais a aussi reçu l’aide de géants des médias comme NBCUniversal, Warner Bros. ou beIN Media Group.

Les enquêteurs ont réussi à tracer les infrastructures techniques des pirates jusqu’à des serveurs basés au Pérou et en Bulgarie, déclenchant des raids coordonnés en Roumanie, en Colombie, en Pologne et en Croatie. Mais neutraliser ces réseaux s’apparente à une éternelle partie de chat et de souris. Les administrateurs de plateformes pirates utilisent en effet des systèmes de rotation automatique : dès qu’une adresse web est bloquée, le trafic bascule en quelques secondes vers un miroir de secours. C’est pour cette raison que la justice préfère désormais « pincer » des centaines de domaines d’un coup plutôt que d’agir au compte-gouttes.

Cette traque internationale fait écho aux initiatives européennes. En France, l’Arcom mène elle aussi une guerre sans merci aux IPTV pirates pendant cette Coupe du Monde, en imposant un blocage des flux illégaux en direct pour priver les spectateurs des actions cruciales.

Le piège du clic : un danger direct pour les internautes

Au-delà des questions de droits de diffusion, les autorités tentent de sensibiliser le public sur un argument beaucoup plus concret : la sécurité des données. Regarder un match sur un site pirate n’a rien d’un acte anodin. Selon une étude de Webroot, 92 % des plateformes de streaming sportif illégal dissimulent des programmes malveillants, généralement injectés via les régies publicitaires douteuses qui financent ces sites.

Les experts en cybersécurité rappellent qu’un simple clic sur le bouton de lecture ou pour couper le micro d’une vidéo suffit à déclencher des redirections en cascade vers des virus espions comme Lumma ou Doenerium, capables de siphonner des identifiants et des coordonnées bancaires.

Pour les supporters fatigués de chercher des liens instables et dangereux, mieux vaut se tourner vers les offres officielles. Pour s’y retrouver entre la 4K, le HDR et les retards de diffusion sur le réseau, vous pouvez consulter notre guide pour regarder la Coupe du Monde 2026 dans les meilleures conditions techniques. Et si vous vous demandez qui parviendra à soulever le trophée à la fin du tournoi, nous avons également posé la question à cinq intelligences artificielles pour comparer leurs pronostics.

L’opération « Offsides » reste active, et la justice américaine a prévenu qu’elle ne s’arrêterait pas en si bon chemin, promettant de poursuivre directement les cerveaux derrière les sites saisis.

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Source : Tom's Hardware