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Intel veut fabriquer des PC comme on fabrique des smartphones, et les vendre moins de 500 euros

Châssis métallique de 12,9 mm, zéro ventilateur, des tarifs qui démarrent sous les 450 dollars. Avec son Project Firefly, Intel emprunte aux smartphones leurs méthodes de fabrication pour relancer le portable pas cher. Et tout le monde va vouloir sa part.

Apple MacBook Neo

Apple MacBook Neo

La mémoire vive qui flambe, les cartes graphiques hors de prix, les PC estampillés IA facturés au prix fort : s’équiper d’un ordinateur portable correct sans vider son livret A demande de la patience ou de devenir un vrai chasseur de deals depuis la fin de l’année dernière. C’est pour contrer cette tendance, et, soyons honnête, le MacBook Neo, qu’Intel déploie Project Firefly. Derrière le nom qui fleure bon la redite, l’écurie bleue veut proposer une plateforme pour « produire des PC comme on produit des smartphones ». Quésaco ?

Un PC portable fabriqué comme un téléphone, ça donne quoi ?

Les puces qui animent l’opération ne sortent pas de nulle part : lancées mi-avril sous le nom de code Wildcat Lake, elles alignaient déjà plus de 70 designs signés chez Acer, ASUS, Dell, HP, Lenovo ou Samsung, et descendent pour la première fois la gravure la plus avancée d’Intel dans l’entrée de gamme. Firefly ajoute à ce silicium la méthode complète du téléphone : carte mère miniaturisée, refroidissement entièrement passif, assemblage hérité des lignes de production mobiles. Le Lecoo Air 14 de Lenovo en fait la démonstration avec 990 grammes sur la balance, 12,95 mm d’épaisseur, pas la moindre grille d’aération, et un tarif d’environ 413 dollars en Chine (les premières déclinaisons européennes sont attendues dès ce mois de juin).

Intel Project Firefly
© Intel

En mars, Apple a réveillé un segment que l’industrie regardait de haut depuis des années en lançant le MacBook Neo à 699 euros, propulsé par la puce A18 Pro directement issue de l’iPhone 16 Pro. La demande a débordé toutes les prévisions, au point que l’objectif de production a doublé, de 5 à 10 millions d’unités pour l’année, et que Tim Cook lui-même a qualifié la réponse des clients de hors norme. Apple a prouvé qu’une puce de smartphone suffisait à faire un portable convaincant, et Intel pousse la logique un cran plus loin en important toute la méthode, du châssis à la chaîne de montage.

Lire aussi : Rivaliser avec le MacBook Neo – mission impossible pour les PC sous Windows ?

Reste la pièce la plus intéressante du puzzle : le Googlebook. Les successeurs des Chromebooks, annoncés en mai sous le système Aluminium OS et attendus en fin d’année chez Acer, Asus, Dell, HP et Lenovo, s’appuieront sur des processeurs Intel, Qualcomm et MediaTek. Aucune machine Firefly sous l’OS de Google n’est officiellement annoncée, et Windows garde pour l’heure la primauté. Mais Google fait déjà tourner Aluminium OS sur du silicium Intel, et le créneau visé, l’héritage Chromebook pesant près de 15 milliards de dollars, est exactement celui que Wildcat Lake vient occuper. Si les deux trajectoires se croisent, le marché du portable pas cher, sinistré depuis des années, deviendra le terrain le plus disputé de l’industrie. Votre prochain budget PC pourrait enfin redevenir une bonne nouvelle.

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Source : WCCFTECH


Naïm Bada