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Hausse des prix des iPhone : cette fois, la mémoire n’est pas coupable

Jusqu’à 11 % de hausse du jour au lendemain : les iPhone flambent au Japon sans explication officielle. Côté français, la vraie menace ne vient pas de là où vous croyez.

Apple iPhone 17 Pro Max

Apple iPhone 17 Pro Max

Les clients japonais d’Apple ont découvert le 17 juillet de nouvelles étiquettes sur la quasi-totalité de la gamme iPhone, avec des hausses allant jusqu’à 11 % selon les modèles. Aucun communiqué, aucune justification : les prix ont simplement changé sur la boutique en ligne. La question qui suit tombe sous le sens pour un lecteur français : à qui le tour ? La réponse honnête tient en deux mécaniques bien distinctes, et une seule des deux doit vous préoccuper.

Pourquoi le Japon trinque et pas encore les autres

Le détail des hausses ne fait pas dans la dentelle et touche la majorité de la gamme. L’iPhone 17 Pro Max 256 Go passe de 194 800 à 214 800 yens, soit 20 000 yens de plus. L’iPhone Air grimpe de 11 %, l’iPhone 17 de 10 %, et même l’iPhone 16 de 2024 prend 9 %. Le suspect le plus crédible se trouve du côté des changes : le yen a touché fin juin son niveau le plus bas depuis 40 ans. Chaque iPhone vendu à Tokyo rapportait donc de moins en moins de dollars à Cupertino, jusqu’à décrocher des tarifs pratiqués ailleurs.

Le mécanisme rappelle un menu affiché en euros dans un restaurant d’Istanbul : quand la monnaie locale plonge, la carte finit par être réimprimée. Un réalignement de ce type corrige un décrochage monétaire local, rien de plus. Si la hausse japonaise relève bien de cette logique, elle n’a aucune raison de traverser les frontières : l’euro ne vit pas ce que traverse le yen. Voilà pour la bonne nouvelle. Elle s’arrête là.

La France a déjà payé, mais par une autre porte

Le 25 juin, Apple relevait déjà ses tarifs français sur presque tout le catalogue, iPhone excepté. Le MacBook Air passait de 1 199 à 1 399 euros, le Mac Studio de 2 299 à 2 999 euros, les iPad suivaient. La justification, officielle cette fois, invoquait des pénuries « extrêmes » de mémoire et de stockage, l’entreprise concédant « savoir que ce n’est pas une nouvelle bienvenue ». En cause, une bascule industrielle : Samsung, SK Hynix et Micron, qui contrôlent plus de 95 % de la DRAM mondiale, réservent leurs lignes de production à la mémoire à haute bande passante des serveurs d’IA. Les prix de la mémoire classique ont presque doublé au premier trimestre.

L’iPhone restait le dernier produit épargné, et ce sursis a une date de péremption. Lors des négociations du début d’année, Samsung aurait imposé une hausse de l’ordre de 80 % sur la mémoire vive des iPhone, SK Hynix aurait frôlé les 100 %. Les contrats seraient même passés d’un rythme annuel à un rythme trimestriel, du jamais vu pour un client du gabarit d’Apple. Les estimations du cabinet TechInsights situent désormais autour de 51 dollars, contre 13 un an plus tôt, le coût du seul stockage 256 Go d’un iPhone Pro. L’iPhone 18 attendu en septembre sera le premier assemblé sous ce régime, et Apple détaillera sa politique tarifaire le 30 juillet, lors de ses résultats trimestriels.

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