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CES 2019 : On a roulé en voiture autonome dans les rues de Las Vegas

C’est à l’occasion du plus grand salon high-tech au monde que l’équipementier français Valeo réalise une nouvelle démonstration de sa technologie Drive4U. Nous sommes montés à bord de sa voiture autonome de niveau 4.

En octobre dernier, nous avions pris place à bord d’un SUV Range Rover dopé à Drive4U, le nom de code derrière lequel se cache la technologie de conduite autonome de Valeo. Quelques mois plus tard, l’équipementier français exporte sa solution outre-Atlantique pour en démontrer l’efficacité dans les rues de Las Vegas, à l’occasion du CES.

Techniquement, la plateforme matérielle reste sensiblement la même. On trouve donc sur le SUV : quatre caméras (une à l’avant, une à l’arrière et une sous chaque rétroviseur), huit lidars Valeo Scala, une antenne GPS, une centrale inertielle, des radars longues portées et une caméra trifocale installée sur le pare-brise. Si l’objectif des tests menés ici à Las Vegas consiste bien à évaluer le matériel, ils ont surtout pour but de tester l’intelligence de la techno Drive4U.

Infrastructures et comportements différents

De la même manière que le conducteur humain doit s’adapter au milieu dans lequel il conduit, la voiture autonome doit elle aussi être capable de composer avec son environnement. Un environnement physique notamment, avec des signalisations disposées de manières différentes d’un pays à un autre. En l’occurrence, aux Etats-Unis, les feux tricolores ne sont pas du tout situés au même endroit qu’en France.

Les marquages au sol, parfois absents, sont remplacés par de petits plots métalliques insérés dans la chaussée. Impossible alors pour le véhicule de se positionner sur la voie en utilisant ses caméras. Ici, ce sont les lidars et le GPS qui prennent le pas et nous rappellent que la redondance des capteurs est indispensable : lorsque les caméras sont en défaut, il faut qu’une autre techno prenne le relai.   

Avec ces tests, Valeo peut également évaluer sa techno dans un milieu où le comportement des conducteurs est sensiblement différent de celui des automobilistes parisiens, par exemple. Lors des sessions de test, tout s’est plutôt bien passé, même si nous avons trouvé certains freinages et accélérations un peu brusques.

Une balade de quelques kilomètres en conduite autonome qui a aussi mis en lumière un autre problème qu’il faut résoudre : la communication entre le conducteur et les piétons. En l’occurrence notre SUV autonome a appliqué un freinage d’urgence à une intersection, pensant que des piétons allaient s’engager sur un passage clouté alors qu’ils étaient bien immobiles sur le trottoir. Une chose qui ne serait pas arrivée avec un conducteur humain.

Retrouvez toute l’actualité du CES 2019 sur 01net.com. 

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David NOGUEIRA